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Une représentante démocrate propose de destituer Trump, le qualifie de «fils de pute»

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SÉBASTIEN DUVAL
Agence France-Presse
Washington

L'une des nouvelles représentantes démocrates au Congrès américain a déjà promis, dans une virulente attaque frontale, de destituer le président Donald Trump, faisant enrager les républicains et planer un doute sur la capacité du parti démocrate à contenir sa jeune vague progressiste.

Poussettes, rires d'enfants et tenues traditionnelles : un vent de fraîcheur a soufflé jeudi à Washington dans l'hémicycle du Capitole à l'occasion de l'investiture du 116e Congrès des États-Unis, où siège désormais un nombre record de femmes et d'élus issus de minorités.

C'est le cas de Rashida Tlaib, une fille d'immigrés palestiniens devenue, aux côtés d'Ilhan Omar, l'une des deux premières femmes musulmanes à faire son entrée au Parlement.

Quelques heures seulement après avoir prêté serment, cette ancienne avocate de 42 ans a tenu un bref discours lors d'une soirée de célébration.  

« Nous allons destituer ce fils de pute ! », la voit-on lancer à ses partisans et à ses proches dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux qui a provoqué la colère du camp républicain.

Le président lui-même a répondu vendredi, dénonçant des propos « honteux ».

« Je pense qu'elle s'est déshonorée et qu'elle a déshonoré sa famille. Parler comme ça devant son fils [...] c'était un manque de respect aux États-Unis », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse depuis la Maison-Blanche.

Dans la soirée, le hashtag #ImpeachTheMF (« Destituons le FDP ») était en tête des tendances aux États-Unis sur Twitter, avec plus de 120 000 tweets.

« J'espère que certains de ces nouveaux visages ayant fait campagne sur leur différence et le changement qu'ils apportent viendront vraiment ici pour travailler avec le président, pour trouver des solutions afin d'aider les Américains, et pas pour favoriser leurs propres carrières », a dénoncé sur Fox News la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders.

« Comment voulez-vous destituer un président qui a gagné probablement la plus grande élection de tous les temps, qui n'a rien fait de mal [...], qui est à l'origine des deux meilleures premières années de tous les présidents, et qui est le républicain le plus populaire dans l'histoire du parti, à 93 %  ? », avait tweeté plus tôt Donald Trump, sans mentionner directement la vidéo dans laquelle Mme Tlaib appelle à sa destitution, une hypothèse encore très lointaine dans l'état actuel des choses.

De son côté, la nouvelle présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait déclaré ne pas faire de la procédure de destitution une priorité.  

« Parler vrai »

L'Américano-Palestinienne avait été arrêtée en août 2016 pour avoir perturbé un discours du candidat républicain à Detroit. « Nos enfants méritent mieux », avait-elle asséné, lui implorant de lire la Constitution américaine, avant d'être sortie de la salle par le service d'ordre.

« Je parlerai toujours vrai au pouvoir », a-t-elle réagi vendredi sur Twitter, en balayant l'idée de s'excuser. « Il ne s'agit pas seulement de Donald Trump. Il s'agit de nous tous. Nous devons nous élever face à cette crise constitutionnelle ».  

Sa sortie illustre en tout cas la liberté de ton dont semble vouloir faire usage la nouvelle vague démocrate, que pourraient avoir du mal à contenir les caciques du parti.   

« Je n'aime pas ce type de langage et ne l'utiliserais pas », a commenté sur MSNBC Nancy Pelosi, évoquant, à 78 ans, une question de « génération ».

« Mais je ne suis pas partisane de la censure », a-t-elle précisé. Et « je ne pense pas que ce soit pire que ce que dit le président ».

Mme Pelosi avait elle-même fait l'objet de dures critiques, dans son propre camp, lors des dernières élections parlementaires de novembre.

Appelant au renouveau à leur tête, une vingtaine de frondeurs progressistes avaient renié son autorité, allant jusqu'à jurer de ne pas voter pour elle comme « speaker », avant qu'un compromis ne soit finalement trouvé.  

Egérie médiatique de ce renouvellement de la gauche américaine, Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, a elle aussi déjà affiché son « parler vrai » en défendant fièrement son positionnement « radical ».

« Seuls les radicaux ont, dans l'histoire, changé ce pays », a dit la jeune femme selon des extraits d'une émission de CBS qui sera diffusée dimanche. « Abraham Lincoln a pris la décision radicale de signer la Proclamation d'émancipation. Franklin Delano Roosevelt a pris la décision radicale de s'embarquer dans une série de mesures comme la sécurité sociale. C'est radical ».




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