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La culpabilité de l'«étrangleur de Boston» confirmée par des tests ADN

Ces tests ont montré qu'Albert DeSalvo, qui s'était... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Ces tests ont montré qu'Albert DeSalvo, qui s'était attribué 11 viols et meurtres de femmes commis entre juin 1962 et janvier 1964, mais n'avait jamais été poursuivi, était bien «la source du fluide séminal» retrouvé sur (la victime) Mary Sullivan, a annoncé la police dans un communiqué.

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Agence France-Presse
BOSTON

Près de 50 ans après une série de meurtres de femmes qui avait terrorisé la ville américaine de Boston, des tests ADN ont confirmé vendredi que l'«étrangleur de Boston» était bien le meurtrier de la dernière victime.

Ces tests ont montré qu'Albert DeSalvo, qui s'était attribué 11 viols et meurtres de femmes commis entre juin 1962 et janvier 1964, mais n'avait jamais été poursuivi, était bien «la source du fluide séminal» retrouvé sur (la victime) Mary Sullivan, a annoncé la police dans un communiqué.

«C'est la première fois que les forces de l'ordre peuvent confirmer sa culpabilité dans un des meurtres» qu'il avait revendiqués avant de revenir sur ses aveux, précise le communiqué.

La semaine dernière, les autorités locales avaient obtenu d'exhumer la dépouille d'Albert DeSalvo, pour vérifier des tests d'ADN qui avait établi un «lien familial» entre le suspect et des fluides retrouvés en janvier 1964 sur le corps de Mary Sullivan, 19 ans, violée et tuée dans son appartement.

Ces tests, à partir d'une bouteille d'eau bue par un neveu de DeSalvo - permettaient d'exclure «99,99 % de la population mâle», mais «n'étaient pas suffisants pour clore le dossier avec une certitude absolue», avait expliqué le procureur local Daniel Conley pour expliquer le besoin de déterrer la dépouille pour un test «direct».

DeSalvo avait revendiqué ces meurtres  quelques années plus tard auprès d'un compagnon de cellule - il était à l'époque emprisonné pour viols - , mais était ensuite revenu sur ces aveux. Il est mort poignardé en prison en 1973.

Il n'avait jamais été inculpé pour ces meurtres qui ont longtemps hanté Boston, «car sa confession avait été jugée inadmissible» par un juge, avait rappelé Daniel Conley la semaine dernière. Et ses aveux avaient toujours été controversés.

Mary Sullivan était la seule pour laquelle les enquêteurs disposaient d'éléments récupérés sur son corps et une couverture tachée.

«Cela ne laisse aucun doute sur le fait qu'Albert DeSalvo était responsable du meurtre brutal de Mary Sullivan, et très probablement des autres meurtres affreux de femmes qu'il avait confessés»,  a déclaré vendredi la procureure de l'État du Massachusetts (nord-est) Martha Coakley.

De précédents tests, dans les années 90, puis 2000, n'avaient pas pu établir un profil ADN, ce qui a pu être fait cette fois grâce aux progrès technologiques.

Entre juin 1962 et janvier 1964, onze femmes de 19 à 85 ans avaient été violées et tuées à Boston à leur domicile. DeSalvo, délinquant dès l'enfance, avait revendiqué un total de 13 meurtres.

Son histoire a inspiré un film, L'étrangleur de Boston, joué par Tony Curtis, et une chanson des Rolling Stones Midnight Rambler.




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