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Armer les étudiants pour prévenir les tueries?

Andrew Dysart est en faveur du port d'armes... (Photo AP)

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Andrew Dysart est en faveur du port d'armes sur les campus universitaires. L'étudiant est ici photographié avec son arme sur le campus de l'Université George Mason, à Fairfax, en Virginie.

Photo AP

(Los Angeles) John Woods a songé à se munir d'une arme après la tuerie de Virginia Tech. Il étudiait à cette université en avril 2007, quand un tueur y a fauché 32 vies avant de se suicider. Plusieurs de ses amis sont morts ce jour-là, dont sa petite amie, Maxine Shelly Turner.

M. Woods a renoncé à s'armer après avoir réalisé que cela ne préviendrait pas d'autres massacres.

«L'idée d'avoir plus d'armes ne tient pas la route, explique-t-il en entrevue avec La Presse. Il faut prévenir les crimes avant qu'ils ne se produisent.»

Aujourd'hui, John Woods est à la tête d'un mouvement d'opposition à un projet de loi proposé par des membres de la Chambre de représentants du Texas : autoriser les citoyens à porter une arme sur les campus.

L'idée, présentée par le représentant républicain Joe Driver, vise à permettre aux adultes de plus de 21 ans qui possèdent un permis en règle de porter leur arme sur le terrain des universités du Texas, actuellement considérées «zones sans fusils».

La chance de riposter

Katie Kasprzak, porte-parole d'un groupe en faveur de la proposition, a récemment confié que la mesure était nécessaire en raison de la facilité avec laquelle les tueurs peuvent commettre leurs crimes sur les campus.

«Les gens qui ont un permis d'armes à feu devraient pouvoir avoir leur arme sur eux partout, même sur les campus, a-t-elle dit. Si un tireur devait faire irruption, voudriez-vous être une simple cible, ou avoir une chance de riposter ?»

John Woods croit que cela ne réglera pas le problème. «De tous les survivants de Virginia Tech que je connaisse, aucun n'est en faveur du port d'armes à feu sur les campus. Aucun.»

Une meilleure application des lois sur les armes à feu, ainsi qu'un financement solide des soins psychologiques dans les universités, seraient plus efficaces, selon lui.

«Aujourd'hui, les gens qui ont vécu un traumatisme durant la tuerie de Virginia Tech doivent attendre trois semaines avant de voir un conseiller psychologique. C'est inadmissible.»

Le tueur de Virginia Tech, rappelle Woods, avait lui-même essayé par trois fois d'obtenir des soins de santé mentale. Sans succès.

Et comme il avait des antécédents de problèmes de santé mentale, le tueur, Seung-Hui Chon, n'aurait pas dû pouvoir acheter d'armes à feu. «Il a pu s'acheter des revolvers en mentant sur le formulaire à remplir au moment de l'achat. Cela n'a pas été détecté.»

Abattre sur-le-champ

M. Woods, qui étudie aujourd'hui à l'Université du Texas, à Austin, compte lutter pour que le projet de loi soit abandonné avant de faire l'objet d'un vote à la Chambre des représentants du Texas. Le soutien des étudiants et de différents groupes de sécurité est encourageant, dit-il.

«Au Texas, on pourrait penser que tout le monde est en faveur des armes à feu. Mais l'appui que nous avons est encourageant. Tous les groupes étudiants que nous avons contactés sont contre.»

Durant une audience publique, lundi, plusieurs responsables de la sécurité de différentes universités ont manifesté leur opposition au projet, souligne-t-il.

«Un des policiers présents a dit que les techniques d'entraînement ont changé depuis Virginia Tech. Aujourd'hui, quand un policier voit une personne armée sur le campus, il peut l'abattre sur-le-champ. Les élus ont été étonnés d'apprendre cela. Je n'ose pas imaginer ce qui se passerait dans la tête d'un policier si plusieurs civils étaient armés en tout temps sur un campus. Chose certaine, ça n'augmenterait pas la sécurité.»




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