Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, aurait donné son accord pour rester en poste après la prise de fonction du président élu Barack Obama en janvier, et l'annonce pourrait en être faite la semaine prochaine, selon plusieurs médias américains.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le site Politico.com, ainsi que les chaînes de télévision ABC News et CNN affirment que M. Gates, qui est très respecté, resterait au Pentagone pendant la première année de pouvoir de M. Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, et serait chargé de concrétiser la promesse de retirer les troupes américaines d'Irak faite par les démocrates.

«C'est fait», a indiqué une source proche du processus de décision citée par la chaîne ABC, ajoutant que l'annonce interviendrait après les congés de Thanksgiving, qui vont de jeudi à dimanche.

Interrogés par l'AFP, des collaborateurs de M. Obama n'étaient pas immédiatement en mesure de confirmer cette information.

Selon Politico, M. Gates ferait partie d'une série de personnalités éminentes dont la nomination interviendrait la semaine prochaine, notamment celle de James Jones, un ancien commandant de l'Otan, au poste de conseiller à la sécurité nationale.

Citant des sources officielles non identifiées, Politico ajoute que Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, serait nommée ambassadrice à l'ONU, et que l'amiral à la retraite Dennis Blair prendrait la tête du renseignement américain.

Toujours selon Politico, l'ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale James Steinberg deviendrait l'adjoint d'Hilary Clinton au poste de secrétaire d'Etat, deux nominations qui devraient elles aussi intervenir la semaine prochaine.

La nomination de Robert Gates, unanimement apprécié aussi bien côté démocrate que républicain, permettrait à M. Obama de tenir sa promesse de nommer au moins un républicain.

«Cette nomination a de grands avantages pour Obama, qui peut désormais tenir sa promesse de retirer les troupes d'Irak avec l'aide d'un architecte de la stratégie de renforts en Irak, un des succès de l'administration Bush», commentait mardi Politico.