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Ebola: l'épidémie exige une mobilisation «sans précédent»

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Dans un communiqué de l'OMS publié samedi, le Dr Nabarro (au centre), coordinateur de l'ONU contre Ebola, a assuré que la nouvelle coordination mise en place permettrait de «garantir que les ressources adéquates vont dans les secteurs qui en ont le plus besoin».

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Virus Ebola
Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Agence France-Presse
MONROVIA

L'ONU et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont promis samedi des moyens «sans précédent» au Liberia pour faire face à la propagation foudroyante du virus Ebola, qui menace les acquis de dix ans de paix dans le pays et en occulte l'anniversaire.

La Côte d'Ivoire a annoncé la fermeture de ses frontières terrestres avec deux des trois pays touchés, le Liberia et la Guinée, une mesure en vigueur depuis vendredi pour «protéger l'ensemble des populations, y compris étrangères, vivant sur le territoire ivoirien».

«Cette épidémie exceptionnelle exige une mobilisation sans précédent dans toutes les dimensions», a affirmé le coordinateur de l'ONU contre Ebola, le Dr David Nabarro, en tournée dans les pays touchés avec le directeur adjoint de l'OMS pour la sécurité sanitaire, le Dr Keiji Fukuda.

Le Dr Nabarro a assuré que la nouvelle coordination mise en place permettrait de «garantir que les ressources adéquates vont dans les secteurs qui en ont le plus besoin».

Dans l'immédiat, le Dr Fukuda, qui a prévenu vendredi qu'enrayer l'épidémie risquait de prendre «entre six et neuf mois», a promis que l'OMS et ses partenaires allaient «construire des centres de soins supplémentaires autour de Monrovia afin d'augmenter le nombre de lits pour Ebola jusqu'à 500 dans les six prochaines semaines».

Médecins Sans Frontières (MSF), qui dispose d'un centre de 120 places à Monrovia, à l'hôpital ELWA, a déjà indiqué à l'AFP jeudi son intention d'en porter la capacité à 400 «dans les 10 prochains jours».

Coup dur

Selon la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour le Liberia, Karin Landgren, «Ebola au Liberia doit être réglé pour assurer une économie, un avenir et une société stables» à ce pays, qui a connu 14 ans de guerre civile, officiellement terminée il y a 10 ans jour pour jour.

«La Minul (Mission des Nations unies au Liberia) salue la déclaration de la présidente ce jour qu'en aucune circonstance la force létale ne sera utilisée de nouveau», a dit Mme Landgren jeudi.

Elle faisait référence aux heurts mercredi au cours desquels quatre habitants de West Point, une banlieue de Monrovia, ont été blessés par balles par des soldats chargés de faire respecter la mise en quarantaine de ce quartier, décrétée par la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

Coup dur pour la Minul, sur laquelle compte le Dr Nabarro pour appuyer les efforts internationaux, les Philippines ont annoncé samedi le rapatriement «dès que possible» de leurs 115 Casques bleus au sein de cette force, sur un effectif actuel de quelque 8600 personnels.

Les deux responsables médicaux doivent poursuivre leur tournée des pays touchés à Freetown, Conakry et Abuja.

L'épidémie a fait au moins 1427 morts: 624 au Liberia, 406 en Guinée, 392 en Sierra Leone et 5 au Nigeria, sur un total de 2615 cas (confirmés, probables ou suspects), selon le dernier bilan de l'OMS arrêté au 20 août.

La Sierra Leone voisine s'est également dite «surprise» et «choquée» par le manque de solidarité des pays africains, dont beaucoup ont fermé leurs frontières aux pays touchés, dernièrement le Gabon et la Côte d'Ivoire.

«États parias»

«Cette interdiction donne l'impression que nous sommes des États parias», a déploré le président de la commission présidentielle sur Ebola, Ibrahim Ben Kargbo.

Le Cameroun a décidé samedi de suspendre «l'importation à partir des pays infectés par le virus» des viandes et animaux «sensibles» au virus Ebola, «en particulier les primates (gorilles et singes), les antilopes des bois et porcs-épics».

Le Nigeria, pays le moins affecté, avec cinq morts pour 16 cas, a néanmoins annoncé deux nouveaux cas, les premiers de «contamination secondaire», les épouses d'hommes ayant été en contact avec le haut fonctionnaire libérien qui a introduit le virus dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

À Montréal, un patient de retour de Guinée et présentant des symptômes de forte fièvre a été placé à l'isolement dans un hôpital en attendant les résultats des tests de détection du virus Ebola, a indiqué samedi l'hôpital.

Enfin, un ressortissant britannique vivant en Sierra Leone a été testé positif au virus Ebola. Le malade fait partie du personnel médical d'une ONG et devrait être prochainement rapatrié en Grande-Bretagne pour y être soigné, selon le journal britannique Mail on Sunday.




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