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Les Ukrainiens se préparent à voter

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Un membre de la commission électorale pose un drapeau ukrainien sur un bureau de vote.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Olga NEDBAEVA
Agence France-Presse
KIEV

L'Ukraine vote dimanche pour élire un nouveau président qui aura la lourde tâche de mettre fin à l'insurrection séparatiste prorusse dans l'Est et qui devra normaliser les relations avec une Russie dont le retour sur le devant la scène a tourné à la confrontation avec les Occidentaux.

Plus de 36 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, de la nationaliste Lviv à l'Ouest à l'ancienne capitale Kharkiv et à la perle de la mer Noire Odessa, ainsi que Kiev.

L'Est industriel et russophone, avec les régions de Donetsk et de Lougansk, concentre les craintes, les séparatistes prorusses ayant averti qu'ils feraient tout pour empêcher le déroulement du scrutin. Des millions d'Ukrainiens pourraient être privés de vote.

Victoire annoncée de Porochenko 

Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko est le grand favori du scrutin avec plus de 44% des intentions de vote après une campagne sans éclat où il a assuré le service minimum.

Le milliardaire, qui s'engage à gérer l'Ukraine comme il gère sa très prospère entreprise de fabrication de chocolats Roshen, n'est pas assuré d'être élu au premier tour et devra peut-être patienter jusqu'à un hypothétique second tour le 15 juin.

Ses principaux rivaux, l'égérie de la révolution pro-occidentale en 2004 Ioulia Timochenko, qui prône un référendum sur une adhésion à l'OTAN, et le prorusse Serguiï Tiguipko, qui promet une normalisation des relations économiques avec la Russie, rêvent d'un second tour où les cartes seraient rebattues.

Jusqu'à la veille du scrutin, le gouvernement provisoire né sur les barricades du Maïdan, théâtre du mouvement de contestation qui a chassé du pouvoir le président prorusse Viktor Ianoukovitch fin février, s'est mobilisé pour convaincre les Ukrainiens de l'importance de donner un président «légitime» au pays.

Le premier ministre, Arseni Iatseniouk, a ainsi appelé les électeurs à se rendre massivement aux urnes pour «défendre l'Ukraine». «Ce sera l'expression de la volonté des Ukrainiens de l'Ouest, de l'Est, du Nord et du Sud», a-t-il souligné.

Vendredi, le président russe Vladimir Poutine, dont la gestion de la crise avec l'Ukraine dans la foulée du dossier syrien a consacré le retour de la Russie sur le devant de la scène internationale, avait esquissé un geste d'apaisement en annonçant qu'il respecterait le «choix du peuple ukrainien» et travaillerait avec le chef de l'État élu.

La Russie a également annoncé avoir amorcé le retrait de ses 40.000 soldats déployés depuis mars le long de la frontière avec l'Ukraine.

Recrudescence de violences dans l'est

La fin de la campagne a été marquée par la recrudescence de combats sur le «front de l'est», dans la région de Donetsk où 26 personnes, en majorité des soldats ukrainiens, ont péri dans des combats entre séparatistes et forces loyales à Kiev.

La ville de Slaviansk, bastion des insurgés armés prorusses, connaît des combats quotidiens.

Dans les régions de Donetsk et de Lougansk, qui ont proclamé leur souveraineté après un référendum controversé, la présidentielle devrait être plus que compliquée entre peur des électeurs d'aller voter, commissions électorales locales sous le contrôle des séparatistes ou tout simplement parce que les urnes et les bulletins de vote n'ont pas pu arriver jusqu'à tous les bureaux de vote.

Dans une école du centre de Donetsk par exemple, aucun signe d'urnes. «Nous accueillons d'habitude les élections, mais cette fois il semblerait qu'il n'y aura rien», regrette Olga, chargée de ce bureau de vote.

Ainsi dans la région de Lougansk, seuls 310 000 électeurs pourront voter sur les quelques 1,8 million d'électeurs enregistrés.

Samedi, les autorités ont indiqué qu'elles tenteraient d'acheminer de nuit et par blindés et hélicoptères les bulletins et les urnes jusqu'aux bureaux de vote de l'Est.

Au total, Kiev a déployé 55 000 policiers et 20 000 volontaires pour assurer la sécurité du scrutin.

Dernier problème en date: le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov a annoncé samedi que le système informatique gérant les élections ne fonctionnait pas, ce qui entraînerait un comptage manuel des votes.

Les bureaux de vote ouvrent à 1h00 (heure du Québec) et ferment à 11h00 (heure du Québec) et les premiers résultats officiels sont attendus à partir de 17h00 (heure du Québec). Une tendance sera donnée par des sondages sortie des urnes dès la fermeture des bureaux de vote.




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