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La Russie promet d'aider l'Ukraine

Le président Poutine a rencontré le premier ministre... (PHOTO AP/RIA-NOVOSTI)

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Le président Poutine a rencontré le premier ministre Medvedev à la résidence Novo-Ogaryovo, près de Moscou, samedi.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Yuras Karmanau, Jim Heintz
Associated Press
Moscou

Alors que le ministère russe des Affaires étrangères s'engageait à venir en aide à l'Ukraine afin de l'aider à surmonter la crise, samedi, le président de la Russie, Vladimir Poutine, assurait qu'il ne voyait aucun obstacle à une amélioration des relations avec l'Occident.

Tout en promettant à son voisin une aide dont la nature n'a pas été spécifiée, Moscou a prévenu qu'il incombait à l'Ukraine, et non aux puissances étrangères, de normaliser la situation.

Ces commentaires du ministère des Affaires étrangères surviennent deux jours après que des diplomates de l'Ukraine, de la Russie, des États-Unis et de l'Union européenne eurent publié une déclaration demandant la mise en oeuvre d'une série d'actions, incluant le désarmement des groupes militants et la libération des édifices publics occupés par des insurgés.

Ces demandes ont rapidement ravivé les tensions, alors que les groupes armés prorusses ayant pris le contrôle de commissariats de police et d'autres édifices gouvernementaux dans l'est de l'Ukraine ont répliqué qu'ils n'avaient pas l'intention de quitter les lieux à moins que l'actuel gouvernement ne quitte le pouvoir.

De leur côté, les insurgés ont affirmé que les autorités de Kiev, qui ont pris le pouvoir après que le président prorusse de Viktor Ianoukovitch eut été renversé, en février, après des mois de manifestations, ont l'intention de supprimer la population russophone de l'Ukraine.

Une importante partie de la population de l'est du pays, qui était un terreau électoral fertile pour Viktor Ianoukovitch, parle russe.

La crise en Ukraine a contribué à la détérioration des relations entre les grandes puissances occidentales et orientales, comme au temps de la guerre froide.

Le premier ministre Poutine a néanmoins affirmé samedi que rien n'empêchait un retour à la normale.

«Cela ne dépend pas de nous, ou pas seulement de nous. Cela dépend de nos partenaires», a-t-il affirmé en entrevue sur les ondes de la télévision d'État, samedi, lorsqu'on lui a demandé si les relations avec l'Occident pourraient s'améliorer d'ici la fin de l'année.

Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué par voie de communiqué, samedi, qu'une rencontre avait eu lieu entre le ministre adjoint Grigory Karasin et un candidat prorusse qui lorgne les présidentielles ukrainiennes, Oleg Tsaryov.

«Le camp russe a noté que la résolution de la crise politique intérieure devrait être l'affaire des Ukrainiens en étroite collaboration avec une mission de surveillance spéciale (de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe)», peut-on lire dans le communiqué.

«La Russie est prête à offrir un soutien important à cela», conclut la déclaration. Il n'est pas précisé quelle forme pourrait prendre ce soutien.

Les prorusses se préparent à passer Pâques sur les barricades

Les forces prorusses stationnées dans l'est de l'Ukraine se préparaient à célébrer Pâques sur les barricades érigées devant les édifices gouvernementaux dont ils ont pris le contrôle dans une dizaine de villes, même si les puissances mondiales plaident en faveur d'un désarmement et d'une libération des lieux pris en otage.

Du côté de Donetsk, Denis Pouchiline, chef de la République autoproclamée du peuple de Donetsk - qui demande des pouvoirs régionaux élargis et des liens plus étroits avec la Russie - a déclaré que les insurgés continueraient à occuper les bureaux gouvernementaux jusqu'à ce que le nouveau gouvernement pro-occidental de Kiev quitte le pouvoir.

Il a affirmé que ce devait être «d'abord Kiev, puis Donetsk».

Les prorusses demeurent donc campés sur leurs positions, deux jours après que des diplomates de l'Ukraine, de la Russie, des États-Unis et de l'Union européenne eurent publié une déclaration demandant la mise en oeuvre d'une série d'actions visant à apaiser les tensions.

Denis Pouchiline a malgré tout indiqué à l'agence de presse russe RIA-Novosti que son groupe était prêt à prendre part à une «table ronde nationale» afin de trouver des moyens de désamorcer la crise.

La tenue de cette table ronde a été proposée par Ioulia Timochenko, ancienne première ministre et candidate en vue des élections présidentielles ukrainiennes, prévues le 25 mai.




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