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Washington exhorte Moscou à cesser de «déstabiliser» l'Ukraine

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Un graffiti en faveur de l'unité ukrainnienne à Odessa.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont pressé lundi le président russe Vladimir Poutine de cesser de «déstabiliser» l'Ukraine, accusant Moscou d'«orchestrer» les manifestations pro-russes dans l'est ukrainien, mais tout en proposant une réunion quadripartite entre Américains, Russes, Ukrainiens et Européens.

Washington a également brandi la menace de nouvelles sanctions contre la Russie et a dépêché vers la mer Noire un destroyeur lance-missile.

Ce nouvel avertissement américain dans la crise internationale ukrainienne survient en pleine menace de sécession de zones russophones frontalières de la Russie où des militants ont proclamé une «république souveraine» à Donetsk. Le gouvernement pro-européen à Kiev a parlé d'un plan russe pour «démembrer» le pays.

«Nous appelons le président Poutine et son gouvernement à mettre un terme à leurs efforts pour déstabiliser l'Ukraine», a exhorté le porte-parole de la Maison-Blanche Jay Carney, prévenant que toute incursion des troupes russes dans l'est du pays serait considérée comme une escalade dangereuse.

«Nous sommes inquiets de plusieurs actions ce week-end allant dans le sens d'une escalade. Nous y voyons le résultat de pressions russes croissantes», a-t-il ajouté. Il a affirmé qu'il existait des preuves montrant que des manifestants pro-russes avaient été «payés» et n'étaient «pas des résidents locaux» ukrainiens.

De son côté, le département d'État a rendu compte d'une énième conversation téléphonique lundi entre son ministre des Affaires étrangères John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov. Le premier a fait remarquer au second que ces manifestations dans l'est russophone de l'Ukraine ne «ressemblaient pas à une série d'évènements spontanés», mais «plutôt (...) à une campagne soigneusement orchestrée, avec le soutien russe», selon la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.

Dimanche, des manifestants favorables à un rattachement à la Russie avaient pris le contrôle des bâtiments de l'administration locale à Donetsk et Kharkiv, dans l'est russophone du pays. À Kharkiv, les protestataires ont accepté d'évacuer les lieux, qui étaient de nouveau sous contrôle gouvernemental lundi. Mais à Donetsk, un représentant des manifestants a proclamé devant des journalistes la création d'une «république souveraine».

Selon l'agence russe Interfax, les protestataires ont décidé d'organiser un référendum sur leur souveraineté régionale avant le 11 mai.

Les États-Unis, qui ont déjà pris des mesures punitives en termes de visas et gels d'avoirs contre des hauts responsables russes, ont dit «être prêts à mettre en oeuvre de nouvelles sanctions contre l'économie russe».

«Ce ne serait pas ce qu'on préfèrerait faire, car ça ferait mal à l'économie américaine, à l'économie mondiale et à l'économie européenne (...) mais ce serait nécessaire si la Russie commettait d'autres infractions contre l'Ukraine», après l'absorption de la Crimée en mars, a prévenu M. Carney.

Laissant toutefois ouverte la voie diplomatique, MM. Kerry et Lavrov ont aussi discuté de «pourparlers directs d'ici les dix prochains jours» entre les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'Ukraine pour tenter d'apaiser la crise, selon le département d'État.

Le lieu, la date et le programme de cette réunion quadripartite doivent encore être précisés.

Par ailleurs, le Pentagone a annoncé qu'un destroyeur lance-missiles américain devrait arriver «d'ici une semaine» en mer Noire, afin de rassurer les alliés est-européens inquiets de l'intervention russe en Crimée. Un responsable américain de la Défense a précisé à l'AFP qu'il s'agissait du destroyeur lance-missiles USS Donald-Cook.

Jusqu'à présent, les États-Unis ont catégoriquement exclu toute intervention «militaire» pour tenter de régler le conflit ukrainien.




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