Le Sénat américain a voté jeudi soir un projet de loi renforçant les sanctions contre l'Iran, dans le but de contraindre le régime islamique à renoncer à son programme nucléaire.

ASSOCIATED PRESS

Ce projet aggrave des sanctions déjà existantes et en propose de nouvelles. Parmi les mesures qui y figurent se trouvent par exemple l'imposition de restrictions sur les oléoducs qui approvisionnent l'Iran en essence et produits raffinés, l'interdiction des échanges commerciaux entre les deux pays (sauf pour les importations en Iran de nourritures et de médicaments), et un appel à geler les avoirs détenus par des Iraniens aux États-Unis, comme les gardiens de la Révolution.

«Nous avons tous vu le régime iranien opprimer dans la rue son propre peuple et continuer de défier la communauté internationale sur la question du nucléaire. C'est pourquoi il est important que nous fassions rapidement avancer ce projet», a déclaré dans un communiqué le sénateur Harry Reid, chef de la majorité démocrate au Sénat.

La Chambre des représentants a déjà voté un projet de loi similaire. Il reste aux deux chambres à s'accorder pour produire un texte commun identique, auquel le président Obama apposera sa signature.

Sous forte pression des instances internationales, l'Iran maintient que le programme nucléaire qu'il développe est à des fins exclusivement civiles.

Les États-Unis pressent par ailleurs les Nations unies d'adopter des sanctions plus sévères contre Téhéran. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, à Londres pour la conférence sur l'Afghanistan, a consacré beaucoup de temps à gagner ses alliés à cette cause.

Elle a discuté du sujet avec les ministres des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne et de l'Italie.

Elle a également rencontré des officiels chinois, réticents à adopter des sanctions économiques, au même titre que les Russes.