L'armée américaine soutient avoir détruit 116 camions-citernes en Syrie utilisés par le groupe armé État islamique pour faire de la contrebande de pétrole, une activité qui rapporte environ 1,4 million $ par jour aux ddjihadistes.

Publié le 16 nov. 2015
Robert Burns ASSOCIATED PRESS

Ces frappes effectuées dimanche et annoncées lundi étaient les premières du genre en plus d'un an de présence militaire américaine en Syrie. Quatre avions de combats A-10 et deux AC-130 ont bombardé les camions alors qu'ils s'approchaient de Abu Kamal, une ville près des frontières irakiennes.

Les autorités américaines avaient déjà déclaré qu'elles ne visaient pas les camions-citernes de peur de tuer des civils.

Le capitaine Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, a affirmé que pour tenter d'avertir les chauffeurs de quitter la région avant les attaques de dimanche, des dépliants avaient été distribués et des avions de la coalition avaient survolé le site à basse altitude en guise de démonstration de force.

M. Davis a fait valoir lundi que la capacité du groupe terroriste à générer d'importants revenus grâce à la contrebande de pétrole était devenue si préoccupante que les États-Unis avaient décidé d'attaquer des convois pétroliers. Le Département du Trésor a révélé l'an dernier que le groupe avait empoché près d'un million $ par jour grâce à la contrebande de pétrole; le Pentagone croit que cette somme a augmenté à près de 1,4 million $ par jour. Depuis les débuts de la campagne de bombardement des État-Unis, certaines parties de l'infrastructure pétrolière de l'État islamique ont été attaquées, mais les actions s'intensifient désormais.

«Cette opération a été menée pour s'en prendre à la section de distribution de l'opération de contrebande de pétrole de l'État islamique, a dit M. Davis en parlant des plus récentes attaques sur les camions-citernes. L'État islamique vole du pétrole aux gens de l'Irak et de la Syrie pour financer sa campagne de terreur.»

Même si les frappes de dimanche sont survenues seulement deux jours après les attaques de Paris, qui ont été revendiquées par l'État islamique, les autorités du Pentagone affirment qu'il n'y a pas de corrélation directe entre les deux évènements.