Source ID:; App Source:

Offensive du régime syrien contre le dernier carré rebelle de Homs

La Vieille ville de Homs (photographiée le 24... (Photo SERGEY PONOMAREV, archives The New York Times)

Agrandir

La Vieille ville de Homs (photographiée le 24 mars), tenue par les rebelles, est assiégée et bombardée depuis près de deux ans par les troupes de Bachar al-Assad. Pour le régime, contrôler entièrement la troisième ville du pays, surnommée en 2011 «capitale de la révolution», est une priorité.

Photo SERGEY PONOMAREV, archives The New York Times

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
DAMAS

L'armée syrienne met les bouchées doubles avant l'annonce de la date de l'élection présidentielle, pénétrant mardi dans le dernier carré rebelle de Homs, dans le centre du pays, au lendemain de la prise de la ville chrétienne de Maaloula, près de Damas.

Au même moment, la rébellion continuait à se déchirer. De nouveaux combats ont opposé le Front al-Nosra, allié au Front islamiste, à leurs anciens alliés du groupe ultra-radical de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), faisant plus de 20 morts dans la province de Deir Ezzor (est).

«L'armée et les Forces de défense nationale (milices pro-régime) ont remporté d'importants succès dans le centre de Homs en avançant en direction des quartiers de Jouret al-Chiyah, Hamidiyé, Bab al-Houd et Wadi al-Sayeh, tuant plusieurs terroristes», a indiqué la télévision syrienne, en référence aux rebelles.

La Vieille ville de Homs, tenue par les rebelles, est assiégée et bombardée depuis près de deux ans par les troupes de Bachar al-Assad. Pour le régime, contrôler entièrement la troisième ville du pays, surnommée en 2011 «capitale de la révolution», est une priorité.

Un militant ainsi que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont confirmé l'offensive. «Ils sont entrés dans l'une des zones assiégées, Wadi al-Sayeh, entre Jouret al-Chiyah et la Vieille ville», a affirmé Abou Bilal, un militant assiégé contacté par l'AFP.

«C'est la première fois que le régime entre dans une zone assiégée depuis qu'il a pris Khaldiyé», à l'été 2013, a-t-il ajouté. Un autre militant, Abou Fahmi, également contacté par internet, a fait état de bombardements «très intenses».

Selon des militants, environ 1300 personnes, en majorité des combattants, sont encore bloquées dans les quartiers assiégés après l'évacuation en début d'année de quelque 1400 civils.

Des centaines d'hommes de ces quartiers qui s'étaient récemment rendus aux autorités craignent par ailleurs d'être emprisonnés indéfiniment, a affirmé mardi l'un d'eux.

Mi-mars, un militant de la ville confiait à l'AFP que, si le régime prenait le contrôle des zones assiégées, «ce sera la fin de la révolution». «Le régime sera, sans grande difficulté, capable de reprendre le contrôle de tout le pays».

«Parodie de démocratie»

Avec la reprise de la ville chrétienne de Maaloula lundi, les troupes loyalistes ont repris la quasi-totalité de la région du Qalamoun, qui s'étend au nord de Damas, le long de la frontière libanaise.

Il leur reste à prendre Zabadani, sur la route entre le Liban et Damas. Si le régime y parvenait, il pourrait totalement bloquer la frontière avec le Liban, a indiqué une source au sein des services de sécurité.

Après de nombreux revers ces dernières semaines, les rebelles, qui reprochent à l'Occident de ne pas vouloir les armer, ont reçu pour la première fois au moins 20 missiles antichars TOW de fabrication américaine, a affirmé mardi à l'AFP un officier insurgé.

«On nous en a promis plus s'ils sont utilisés à bon escient», a-t-il ajouté.

Ce redoublement d'activité militaire survient alors que la date de l'élection présidentielle, à laquelle Bachar al-Assad devrait se présenter, doit être annoncée la semaine prochaine, selon le quotidien al-Watan, proche du pouvoir.

Jusqu'à présent Bachar al-Assad, et son père avant lui, étaient élus par référendum. Mais la Constitution de 2012 a donné la possibilité à plusieurs candidats de se présenter, même si les conditions requises limitent fortement leur nombre.

Plusieurs pays ont critiqué la tenue de ces élections dans un pays ravagé par trois ans de guerre, l'Union européenne mettant en garde contre une «parodie de démocratie» et l'Arabie saoudite appelant la communauté internationale à prendre des «mesures fermes» contre le régime.

Les violences ont par ailleurs touché deux quartiers majoritairement chrétiens du centre de Damas, où des obus de mortiers sont tombés sur une école à Bab Touma, tuant un enfant et blessant 36 autres personnes, et sur plusieurs écoles près de l'église Saint-Elie dans le quartier populaire d'al-Douwaila blessant cinq autres, selon l'agence Sana.

Les forces rebelles, présentes en banlieue, lancent régulièrement des obus sur Damas, tenue par le régime.

Et à Homs, un joueur de l'équipe nationale junior de football Tareq Fouad Gharir a été tué lundi «par un tir d'obus», selon Sana et l'OSDH.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer