Syrie: L'EIIL interdit musique et cigarettes à Raqa

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Des combattants de l'EIIL, à Raqa, le 14 janvier, jour où les djihadistes ont pris le contrôle de la ville.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

L'État islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda) a interdit à la population de Raqa, dans le nord de la Syrie, de fumer ou d'écouter de la musique, quelques jours après avoir pris le contrôle de la ville.

L'EIIL a décidé «d'interdire la vente de CD et de chaînes hi-fi, et de diffuser de la musique dans les voitures, les bus, les magasins, et partout ailleurs», indique un communiqué diffusé sur des sites internet djihadistes et signé du «gouverneur de Raqa».

Le groupe ajoute que cette décision a été prise parce que les instruments de musique et le chant sont «interdits dans l'islam, car ils détournent les gens de Dieu et du Coran».

Dans un autre communiqué, l'EIIL explique en outre que dans le but «d'appliquer la charia (loi islamique), il est totalement interdit de vendre des cigarettes ou des narguilés».

L'EIIL a pris le contrôle de la ville le 14 janvier, après de féroces combats contre des rebelles rivaux pour le contrôle de ce chef-lieu du nord du pays.

Les djihadistes font en effet face depuis le début du mois à une offensive de plusieurs coalitions de rebelles. Excédés par les exactions attribuées à l'EIIL et sa volonté d'hégémonie, ces derniers ont retourné leurs armes contre leur ancien allié dans la lutte contre le régime, dans les zones contrôlées par la rébellion.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les combattants de l'EIIL se sont retirés «après minuit hier (dimanche) de la province occidentale d'Alep».

L'OSDH a également fait état de combats violents entre djihadistes et rebelles dans les environs de la ville d'Azaz, dans la province d'Alep, près de la frontière avec la Turquie. Des groupes rebelles ont bombardé les zones où se trouvaient les hommes de l'EIIL.

Ailleurs dans le pays, les troupes du régime de Bachar al-Assad ont mené des raids, a également rapporté l'OSDH, selon qui au moins 44 personnes ont été tuées dimanche, dont 16 enfants, dans les provinces d'Alep et de Deraa (sud).

Lundi, cinq personnes ont été tuées à Deraa, selon l'OSDH.

Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 130 000 personnes sont mortes en Syrie.

Un double attentat fait 16 morts

Au moins seize personnes, dont six rebelles, ont été tuées et vingt blessées lundi dans un double attentat à la voiture piégée au poste-frontière de Bab al-Hawa entre la Syrie et la Turquie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le premier véhicule a explosé à un barrage juste à l'extérieur du poste-frontière, situé dans la province d'Idlib (nord-ouest) et le second à l'intérieur de celui-ci, a précisé l'OSDH.

Le poste-frontière est contrôlé par des groupes rebelles, engagés depuis le 3 janvier dans des combats sanglants avec des djihadistes de l'EIIL, leurs anciens alliés dans la lutte contre le régime de Bachar al-Assad.

Des combattants de l'EIIL ont pris lundi le contrôle de l'aéroport militaire de Jarrah, dans l'est de la province d'Alep (nord), qui était aux mains des rebelles depuis février 2013.

Ils se sont en revanche retirés dans la nuit de l'ouest de cette province.




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