Les experts de l'ONU sur les armes chimiques feront un premier «compte-rendu oral» au secrétaire général Ban Ki-moon dès leur retour de Syrie, mais les conclusions finales devront attendre des analyses en laboratoire pratiquées en Europe, selon les Nations unies jeudi.

Mis à jour le 29 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le «compte-rendu oral» sera fait par le chef des inspecteurs Aake Sellström, a précisé un porte-parole de l'ONU, Farhan Haq.

Les échantillons recueillis par les enquêteurs sur place seront transmis à des laboratoires en Europe pour analyse, conformément à la procédure prévue par la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Ces analyses pourraient prendre des semaines, a laissé entendre le porte-parole.

Les experts des Nations unies resteront en Syrie jusqu'à samedi matin, a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon jeudi à Vienne.

«Ils continueront leur enquête jusqu'à demain vendredi, et ils quitteront la Syrie d'ici samedi dans la matinée et me feront leur rapport dès qu'il seront sortis», a indiqué Ban à des journalistes.

Il avait déjà indiqué que les inspecteurs avaient besoin de quatre jours pour accomplir leur mission, qui a débuté lundi. Comme ils n'avaient pas pu travailler mardi, la fin de la mission était donc prévue vendredi.

Le chef de l'ONU a également indiqué avoir parlé mercredi avec le président américain Barack Obama alors qu'une décision sur une frappe militaire en Syrie semblait proche.

«J'ai (...) exprimé le souhait sincère que l'équipe des inspecteurs  puisse être autorisée à continuer son travail conformément au mandat des États membres», a-t-il souligné.

«Nous avons discuté de la façon dont les Nations unies et le monde peuvent travailler ensemble, en particulier avec les États-Unis (...)», a-t-il ajouté.

Ban s'est à plusieurs reprises exprimé contre de possibles frappes militaires en Syrie.

«Il faut donner une chance à la diplomatie, il faut donner une chance à la paix (...)», a-t-il redit à Vienne.

«L'utilisation d'armes chimiques par quiconque, et pour quelque raison que ce soit (...) est un crime contre l'humanité», a-t-il ajouté, et leurs auteurs doivent rendre des comptes.

L'attaque chimique présumée du 21 août près de la capitale syrienne aurait provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes.