(Bogota) Deux militaires et un civil ont été tués mercredi matin dans un attentat à la bombe dans le nord-est de la Colombie, a-t-on appris de source officielle.

Agence France-Presse

L’explosion a eu lieu dans la municipalité de Paz de Ariporo, dans le département de Casanare, dans une zone où opèrent des dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui rejettent l’accord de paix signé en 2016 entre le gouvernement et cette guérilla marxiste.

« Malheureusement, l’attentat a coûté la vie à deux militaires et un civil », faisant également trois blessés, a annoncé sur son compte Twitter le ministre de la Défense, Diego Molano.

L’explosion a été provoquée par une charge placée « à l’intérieur d’un véhicule », a indiqué le secrétaire du gouvernement régional, Oscar Gomez.

En plus des dissidents des FARC, l’Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla reconnue en Colombie, est également active dans la région, théâtre de deux autres « attaques » récemment, a précisé M. Gomez.

Sans commandement unifié, les dissidents des FARC comptent quelque 5200 combattants, dont la plupart (85 %) sont de nouvelles recrues qui n’ont jamais été membres de l’organisation rebelle démobilisée, selon la fondation indépendante Indepaz.

Ces dissidents, l’ELN, les groupes paramilitaires et les organisations criminelles se disputent les juteux revenus du trafic de drogue dans ces régions isolées, où l’État est peu présent. La Colombie connaît une recrudescence des violences, souvent contre les civils, attribuées à ces divers acteurs armés, alliés ou rivaux au gré de leurs intérêts.