(Roboré) L’avion bombardier d’eau loué par les autorités boliviennes pour tenter d’éteindre les incendies qui ravagent l’est du pays concentrait lundi ses largages sur une zone de marais à la frontière avec le Brésil et le Paraguay, difficile d’accès pour les pompiers et l’armée.

Agence France-Presse

Selon les autorités, depuis mai, plus de 950 000 hectares de forêts et de zones herbeuses sont partis en fumée dans le Pantanal bolivien, localement appelé « Chaco ». Le Pantanal, qui s’étend entre la Bolivie, le Brésil et le Paraguay, est la plus grande zone humide de le planète.  

« Nous procédons à une intervention chirurgicale dans la zone » de Punta Man Cesped, à l’extrême sud-est du département de Santa Cruz (est), a déclaré à des journalistes le porte-parole de la présidence bolivienne, Juan Ramon Quintana, également coordinateur du cabinet d’urgence environnementale, depuis la ville de Roboré (sud-est). « Nous espérons contenir et maîtriser au plus tôt le feu que nous avons là-bas ».  

L’avion, un Boeing 747 loué par le gouvernement à une entreprise américaine, est opérationnel depuis trois jours. Il doit procéder à un total de « quatre largages dans cette région », où « l’intervention humaine des pompiers et de l’armée est rendue plus difficile par la présence de marais », a ajouté M. Quintana.  

Près de cette zone « se trouvent les marais d’Otuquis et dans la région du Rio Negro, ce sont de vastes prairies et des zones marécageuses. Mais elles sont aussi très sèches, il n’a pas plu depuis six mois et elles ont un fort potentiel d’inflammabilité », a-t-il expliqué.

Selon M. Quintana, les départs de feu sont passés de 8000 à 1500 entre lundi et vendredi. Il a toutefois reconnu que de nombreux foyers sont régulièrement réactivés par les changements fréquents de direction des vents.  

Sur les 950 000 hectares dévastés, 35 % concernent des zones forestières et 65 % des zones arbustives et de pâturages.