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Tous les diplomates américains ont quitté le Venezuela

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Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont évacué jeudi tout leur personnel diplomatique encore présent à Caracas en raison de l'aggravation de la situation au Venezuela, et annoncé plus de 300 nouvelles révocations de visas à l'encontre de membres du camp du président Nicolas Maduro.

Ces diplomates « poursuivront désormais leur mission à partir d'autres lieux où ils continueront d'aider à gérer la livraison d'aide humanitaire au peuple vénézuélien et à soutenir les acteurs démocratiques qui résistent avec courage à la tyrannie », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué.

Ils « restent dédiés à leur mission de soutenir les aspirations du peuple vénézuélien à vivre dans une démocratie et à construire un avenir meilleur pour leurs familles », a-t-il expliqué.

Il a répété l'appui de Washington au « président par intérim Juan Guaidó », affirmant que l'administration américaine était « impatiente de revenir une fois que la transition démocratique aura commencé » au Venezuela.

Le personnel non essentiel et les familles avaient été rapatriés fin janvier, après la reconnaissance par les États-Unis de l'opposant Guaidó comme président par intérim en lieu et place du dirigeant socialiste Maduro. Mike Pompeo avait annoncé lundi le départ imminent des autres diplomates en raison de « la dégradation de la situation » au Venezuela, alors frappé par une panne d'électricité géante, estimant que leur présence était désormais « une contrainte pour la politique des États-Unis ».

En l'absence d'ambassade, « nous allons tenir l'ancien président Maduro ainsi que l'armée et les services de sécurité vénézuéliens directement responsables de la sécurité et du bien-être des ressortissants américains au Venezuela », a mis en garde le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino.

De la même manière, il a prévenu que le camp Maduro était « responsable de la sécurité et du bien-être du président par intérim Guaidó », visé par une enquête pour « sabotage électrique » après la panne des derniers jours, attribuée au contraire par l'opposant à la « négligence » du régime.

« Le régime illégitime de Maduro commettrait une erreur terrible en arrêtant le président par intérim Guaidó, et cela susciterait une réaction immédiate des Vénézuéliens et de la communauté internationale », a ajouté le porte-parole américain.

L'administration de Donald Trump, qui cherche des moyens pour accroître la pression sur le dirigeant socialiste après avoir échoué à le pousser rapidement à quitter le pouvoir, a interdit de visa américain cette semaine 340 membres supplémentaires de son camp, dont 107 « anciens diplomates et membres de leur famille ».  

« Cela porte à un nombre total de visas révoqués de plus de 600 depuis fin 2018 », a dit Robert Palladino devant la presse, précisant que « la révocation de visas supplémentaires » était « à l'étude ».

Washington a aussi menacé cette semaine de prochaines sanctions « très importantes » contre des institutions financières étrangères.




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