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Colombie: l'ex-guérilla FARC se retire de l'élection présidentielle

Une semaine après avoir souffert d'un infarctus, Rodrigo... (Photo Raul Arboleda, archives Agence France-Presse)

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Une semaine après avoir souffert d'un infarctus, Rodrigo Londoño, âgé de 59 ans, a dû subir un pontage coronarien.

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Agence France-Presse
Bogota

L'ex-guérilla FARC a annoncé jeudi qu'elle se retirait de l'élection présidentielle en Colombie, prévue à la fin du mois de mai, à la suite des problèmes de santé de son leader et candidat, Rodrigo Londoño, alias Timochenko.

L'intervention cardiaque à laquelle a dû se soumettre Timochenko mercredi «nous amène à retirer notre aspiration à la présidence», a déclaré en conférence de presse l'ex-commandant guérillero Ivan Marquez, candidat au Sénat lors des législatives de dimanche.

Une semaine après avoir souffert d'un infarctus, Rodrigo Londoño, âgé de 59 ans, a dû subir un pontage coronarien.

La clinique de Bogota, où a été effectuée cette «revascularisation coronarienne avec pontage», avait précisé mercredi dans un communiqué que l'état de santé du leader des FARC évoluait de manière «satisfaisante», mais qu'il était sous «thérapie respiratoire intensive» du fait de problèmes dus au tabagisme.

Timochenko, dernier commandant de ce qui fut la plus puissante guérilla d'Amérique issue en 1964 d'une insurrection paysanne, avait annulé tout meeting électoral public depuis le 9 février, suite à des manifestations violentes à son encontre.

Le parti de la Force alternative révolutionnaire commune (FARC) a été créé en septembre dernier à l'issue du désarmement des quelque 7000 combattants de l'ancienne guérilla, comme prévu par l'accord de paix signé en novembre 2016 avec le président Juan Manuel Santos.

Ivan Marquez a affirmé que la FARC se maintient pour les législatives et a appelé à un dialogue avec tous les secteurs politiques afin de tendre des ponts pour réaliser une grande convergence nationale».

«Le fait de ne pas participer directement avec un candidat à la course pour la présidentielle ne veut pas dire que nous n'ayons pas de voix face aux autres candidats», a-t-il ajouté, en affirmant qu'aucun rapprochement n'a été initié.

Timochenko se plaçait en queue des sondages pour le premier tour de la présidentielle prévu le 27 mai, avant un second le 17 juin pour désigner le successeur de M. Santos, chef de l'État depuis 2010 et qui ne peut se représenter après deux mandats consécutifs.

Timochenko a souffert ces dernières années de plusieurs problèmes de santé, dont un autre infarctus pendant les négociations de paix menées à Cuba de 2012 à 2016, et un léger AVC en juillet dernier.




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