Le président cubain Raul Castro a rencontré mardi l'ancien président américain Jimmy Carter, qui effectue depuis lundi une «visite privée» de trois jours à Cuba pouvant contribuer à réduire les tensions entre les deux pays, a montré la télévision officielle cubaine.

Publié le 29 mars 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Raul Castro a serré la main et accueilli en anglais l'ancien chef d'État américain, arrivé au Palais de la Révolution à La Havane en compagnie de son épouse Rosalynn, selon les images retransmises lors de l'émission Table ronde.

«Good afternoon, mister president. How are you?» (Bonjour M. le président, comment allez-vous?), a dit Raul Castro en anglais. Ce à quoi Jimmy Carter, prix Nobel de la Paix 2002, a répondu en espagnol. Etre reçu à La Havane est pour lui «un grand plaisir et un honneur», a-t-il déclaré.

Au cours de leur entretien, Raul Castro s'est dit prêt à dialoguer avec Washington sur tous les sujets, mais «sur un pied d'égalité».

«Le président Raul Castro a réitéré la disposition de Cuba à dialoguer avec Washington de tous les sujets, mais en termes d'égalité, sans conditions et dans l'absolu respect de notre indépendance et souveraineté», a précisé un communiqué officiel.

Les deux hommes ont également «échangé sur l'actualité internationale, la situation à Cuba et aux Etats-Unis, et les relations entre les deux nations», selon le texte.

L'ancien président américain Jimmy Carter avait affirmé plus tôt ne pas être venu à Cuba pour ramener aux États-Unis un Américain condamné le mois dernier à 15 ans de prison pour espionnage.

«Nous avons parlé avec certains responsables du dossier d'Alan Gross. Je ne suis pas ici pour le sortir du pays», avait-il affirmé.

«Je suis ici pour rencontrer les Cubains, ceux du gouvernement comme les citoyens de base», avait-il dit, ajoutant: «j'espère que nous pourrons contribuer à améliorer les relations entre nos deux pays».

Jimmy Carter qui s'était déjà rendu en 2002 à Cuba où il avait été reçu par Fidel Castro qui a laissé le pouvoir en 2006 à son frère Raul pour raisons de santé.

Des rencontres avec des dissidents sont prévues mercredi, avant une conférence de presse et son départ pour les Etats-Unis.