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Échange de prisonniers: Fidel  juge «arrogante» la réponse de Washington

Le leader cubain Fidel Castro... (Photo: Reuters)

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Le leader cubain Fidel Castro

Photo: Reuters

Agence France-Presse
La Havane

Le fondateur du régime cubain Fidel Castro a jugé «arrogante» la réponse de l'administration Obama à sa proposition d'échanger des opposants cubains emprisonnés contre cinq agents cubains incarcérés aux Etats-Unis, dans un commentaire publié vendredi par la presse.

Fidel Castro avait affirmé mercredi que le président américain Barack Obama avait mal compris l'offre de «dialoguer sur tout», y compris les «prisonniers politiques», de son frère et successeur Raul qui voulait en fait, selon le «Comandante», réitérer sa disposition à un échange de prisonniers avec Washington.

«Néanmoins, tant le gouvernement des Etats-Unis que les vers de terre à l'intérieur et à l'extérieur de Cuba ont réagi avec arrogance», écrit l'ancien président cubain, 82 ans, dans ce commentaire publié par Granma, le journal officiel du Parti communiste cubain (PCC).

Cette proposition avait été rejetée mercredi par les dissidents cubains alors que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait estimé que la mise au point de Fidel Castro sur les propos de Raul témoignait de dissensions entre les deux frères sur la direction d'un régime qui est, selon elle, en «fin de course».

Le Père de la Révolution de 1959 cite par ailleurs les propos de Raul Castro sur son refus de réintégrer l'Organisation des Etats américains (OEA) qu'il accuse d'être «l'instrument» des Etats-Unis et dont l'île communiste est suspendue depuis 1962.

«La pression a été si grande contre le blocus des Etats-Unis que le jour où Raul a déclaré catégoriquement que notre pays ne réintégrerait pas l'OEA, le secrétaire de l'institution discréditée a commencé à préparer le terrain pour la participation de Cuba à un éventuel futur sommet des Amériques», écrit Fidel Castro.

Considérée comme une «dictature communiste» par Washington, l'île est sous embargo économique américain depuis 1962.

Elle compte, selon la dissidence, quelque 200 «prisonniers politiques» qui sont considérés par La Havane comme des «mercenaires» à la solde de Washington.

Les autorités cubaines réclament pour leur part la libération de cinq agents cubains condamnés en 2001 à de lourdes peines de prison pour espionnage contre les milieux anticastristes de Miami.




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