(Paris) États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne et Italie se sont réjouis jeudi de l’instauration du mécanisme devant permettre l’établissement d’un pouvoir exécutif intérimaire en Libye.

Agence France-Presse

« Les gouvernements de la France, de l’Allemagne, des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni saluent le vote du Forum de dialogue politique libyen en faveur du mécanisme de sélection d’un nouveau pouvoir exécutif par intérim, qui permettra l’organisation d’élections nationales en Libye le 24  décembre 2021 », selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

« Ce vote constitue une étape majeure vers l’unité du pays.  La décision du Forum fait écho aux exigences de la population libyenne, qui réclame sans équivoque un changement de situation », selon le texte.

Les participants au dialogue politique interlibyen ont approuvé mardi un mécanisme de sélection des futurs dirigeants de la transition.

La Libye est plongée dans le chaos depuis le soulèvement qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Depuis 2015, deux autorités s’y disputent le pouvoir, sur fond d’implications étrangères : le Gouvernement d’union nationale (GNA) à Tripoli, reconnu par l’ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l’Est.

Après l’échec de l’offensive lancée par le maréchal Haftar en avril 2019 pour s’emparer de Tripoli, les deux camps ont conclu un cessez-le-feu en octobre 2020 et retrouvé le chemin du dialogue, encouragés par l’ONU.

« Nous soulignons le rôle fondamental joué par la communauté internationale pour trouver une solution politique en Libye », poursuivent les gouvernements occidentaux.

« Nous devons en particulier continuer de promouvoir un cessez-le-feu, rétablir le plein respect de l’embargo sur les armes établi par les Nations unies, et mettre un terme aux ingérences étrangères néfastes qui empêchent les Libyens de rétablir leur souveraineté et de décider pacifiquement de leur avenir au moyen d’élections nationales, ce à quoi aspire l’ensemble de la population libyenne », affirment-ils.

Lors d’un entretien à Paris avec son homologue émirati, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, dont le pays soutient le maréchal Haftar, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a « appelé à une mobilisation renforcée pour favoriser la nomination rapide d’autorités exécutives de transition ».

Il a par ailleurs « rappelé que l’Iran devait revenir sans délai au plein respect de ses engagements nucléaires » au titre de l’accord de 2015, « afin de préserver la stabilité de la région et d’éviter une crise grave de prolifération ».