(Genève) L’épidémie de fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo (RDC) reste une urgence mondiale, a décidé mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après la réapparition de cas dans l’est du pays.

Agence France-Presse

« Le comité [d’urgence] a convenu que, bien que le risque de propagation d’Ebola à l’international soit faible, cet évènement constitue toujours une urgence sanitaire DE portée internationale, nécessitant une coordination et un soutien international », a annoncé l’OMS dans un tweet, à l’issue d’une réunion des experts.

Ces derniers recommandent également « d’étendre l’utilisation du vaccin chez les populations à haut risque, la vaccination étant le meilleur outil de santé publique pour prévenir et contrôler la propagation » du virus.

La RDC et l’OMS s’apprêtaient à proclamer officiellement la fin de l’épidémie ce lundi, encouragées par la disparition de nouveaux cas et la sortie de la dernière patiente d’un centre de traitement d’Ebola à Beni le 3 mars.

Mais leurs espoirs ont été douchés à trois jours de l’échéance, avec l’annonce vendredi de la mort d’un homme de 26 ans dans le territoire de Beni, l’un des épicentres de l’épidémie de fièvre hémorragique qui a tué 2276 personnes depuis sa déclaration le 1er août 2018 dans l’est du pays.

« Il y a actuellement, trois cas : deux sont décédés et un est en vie », a indiqué une porte-parole de l’OMS à Genève, Margaret Harris, au cours d’un point de presse virtuel.

Le deuxième décès, celui d’un enfant, a été enregistré dimanche dans la ville de Beni. Ce deuxième cas a fréquenté le même centre de santé que la victime enregistrée vendredi.

La RDC doit désormais attendre 42 jours (deux fois la durée maximale d’incubation) sans nouveaux cas pour proclamer la fin de cette dixième épidémie sur son sol.

Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les « fluides corporels » d’une personne malade : sang, vomissures, matières fécales… Mais, contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne.

Mais il est redoutable en raison de son taux de létalité très élevé : environ 50 % et jusqu’à 90 % pour certaines épidémies, selon l’OMS.