Présence secrète de l'armée américaine en Somalie depuis 2007

Depuis 2007, les États-Unis ont déployé jusqu'à 120... (ARCHIVES AFP)

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Depuis 2007, les États-Unis ont déployé jusqu'à 120 soldats en Somalie et espèrent renforcer leurs relations en matière de sécurité avec le gouvernement somalien dans sa lutte contre les insurgés islamistes shebab.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'armée américaine a maintenu en secret des soldats en Somalie depuis 2007, bien que les États-Unis aient affirmé qu'ils n'étaient plus présents dans ce pays jusqu'en octobre dernier, ont indiqué jeudi des responsables de la Défense.

Depuis 2007, les États-Unis ont déployé jusqu'à 120 soldats en Somalie et espèrent renforcer leurs relations en matière de sécurité avec le gouvernement somalien dans sa lutte contre les insurgés islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, a précisé un responsable de la défense à l'AFP, sous couvert de l'anonymat.

Ces soldats sont principalement des membres des Bérets verts, une force spécialisée dans la formation et le conseil des armées locales, a-t-il ajouté, confirmant une information donnée par l'agence Reuters.

En octobre, le Pentagone avait pourtant indiqué que l'arrivée d'une poignée de conseillers militaires en Somalie constituait le premier déploiement américain dans ce pays depuis 1993.

Mais le responsable a expliqué que le département de la Défense avait choisi de ne pas rendre publique la présence de militaires sur place pour des raisons de sécurité et pour ne pas heurter les autorités somaliennes.

Le chef du commandement africain (Africa Command), le général David Rodriguez, arrivé à ce poste en avril, préfèrerait toutefois avoir une position moins portée sur le secret, au moment où se développent les relations entre Washington et Mogadiscio, a indiqué le responsable. «Il veut être plus ouvert», a-t-il dit. «Cela reflète cette approche».

Des responsables ont reconnu que le déploiement des troupes en Somalie était une question sensible depuis l'échec de l'intervention américaine en 1993, qui s'était soldée par 18 morts, deux hélicoptères ayant été la cible de tirs.

Le président Barack Obama, qui a reconnu le nouveau gouvernement somalien en janvier 2013, doit y nommer bientôt un nouvel ambassadeur, le premier depuis le début de la guerre civile il y a plus de 20 ans.

Les insurgés shebab ont été repoussés de la capitale Mogadiscio, mais ils contrôlent toujours plusieurs régions rurales.




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