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Soudan du Sud: suspension de deux ministres clé soupçonnés de corruption

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir... (PHOTO  ANDREA CAMPEANU, REUTERS)

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Le président du Soudan du Sud Salva Kiir

PHOTO ANDREA CAMPEANU, REUTERS

Agence France-Presse
Juba

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir a suspendu deux de ses principaux ministres soupçonnés d'être impliqués dans un vaste scandale de corruption, selon un décret présidentiel rendu public mercredi.

L'immunité du ministre des Finances Kosti Manibe et du ministre du cabinet de la présidence Deng Alor a été levée, indique ce document.

Tous deux seront interrogés par une commission d'enquête spéciale sur un «présumé transfert irrégulier» de près de 8 millions de dollars (6 millions d'euros) de fonds publics à une compagnie privée, Daffy Investment Group.

Cette somme devait officiellement servir à acheter des coffre-forts anti-incendie pour équiper les bâtiments gouvernementaux, mais les coffre-forts en question ne seraient jamais arrivés à destination.

MM. Alor et Manibe, deux personnages clé de l'entourage du président Kiir, «cessent d'être en fonction» dès la publication du décret, précise ce même texte.

Originaire de la région disputée d'Abyei, frontalière avec le Soudan, Deng Alor appartient à la puissante tribu Dinka Ngok et fut l'un des proches collaborateurs de Salva Kiir dans les rangs de l'ancienne rébellion sud-soudanaise, la SPLA aujourd'hui au pouvoir à Juba.

Le ministre Manibe est quant à lui un Zande de l'Equateur occidental, province frontalière de la Centrafrique et de la République démocratique du Congo (RDC).

A la tête de la commission anti-corruption en charge de l'enquête, John Gatwich devra soumettre d'ici deux mois ses conclusions au président Kiir. Des poursuites judiciaires seront engagées si les détournements ont été démontrés, selon le décret présidentiel.

Le Soudan du Sud, que des décennies de guerre civile ont dans le passé opposé à Khartoum, a acquis son indépendance en juillet 2011. Le nouveau pays est l'un des plus pauvres du monde, et miné par la corruption.

En juin 2012, le président Kiir avait dénoncé les «responsables corrompus» de son pays, liés au pouvoir et soupçonnés d'avoir détourné près de quatre milliards de dollars (3,2 mds EUR), selon lui.




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