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250 millions de dollars pour aider la Somalie et enrayer la piraterie

Le commissaire européen au Développement Louis Michel.... (Photo Virginia Mayo, AP)

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Le commissaire européen au Développement Louis Michel.

Photo Virginia Mayo, AP

Agence France-Presse
Bruxelles

La communauté internationale a promis jeudi lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles environ 250 millions de dollars pour soutenir le rétablissement de la sécurité sur le sol de la Somalie, et ainsi réduire la piraterie dans le golfe d'Aden.

«Le montant tourne autour de 250 millions de dollars» (192 millions d'euros) en aides financières, auxquels «il faut ajouter les contributions matérielles et logistiques, donc on est (au final) très nettement au-dessus de ce qu'on avait espéré», s'est réjoui le commissaire européen au Développement Louis Michel, qui a lui-même promis 60 millions d'euros.

Quelque 200 millions d'euros, dont 35 millions en nature (tentes, véhicules blindés, équipements divers) étaient espérés sur les douze mois qui viennent pour soutenir le rétablissement de forces de sécurité et de police en Somalie, en guerre civile depuis 1991, et aider la mission de maintien de la paix de l'Union africaine (Amisom).

«La communauté internationale dit vouloir aider la Somalie donc nous devons saisir cette opportunité, et unir nos efforts pour rétablir la paix» dans ce pays pauvre de la Corne de l'Afrique, a de son côté plaidé le nouveau président somalien Charif Cheikh Ahmed.

«Le peuple somalien est fatigué de toutes ces guerres, de toutes ces tueries intestines», a-t-il souligné, assurant que son gouvernement, qui n'a le contrôle que d'une partie du territoire, faisait «de son mieux pour rétablir la sécurité et la stabilité».

Mais il a malgré tout mis en garde la communauté internationale contre la tentation de ne s'attaquer qu'aux pirates, dont les attaques se multiplient au large des côtes somaliennes.

«Nous appelons la communauté internationale à ne pas se contenter de solutions partielles. Ceux qui commettent ces délits partent de la terre ferme et nous devons commencer à combattre le problème sur la terre ferme», a-t-il plaidé.

«Le rétablissement de la sécurité et de la paix en Somalie est la base de toute solution au problème» (de la piraterie), a-t-il insisté, réclamant notamment de l'aide pour «renforcer» ses gardes côtes.

Si la piraterie n'était pas officiellement au menu de cette conférence des donateurs, tous les participants ont fait ce même lien entre sécurité à terre et en mer.

«Les actes de piraterie sont une manifestation criminelle qui prolonge en mer la crise et les actes répréhensibles commis sur terre», a souligné le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, insistant sur la «situation anarchique» dans le pays.

L'Union européenne, l'OTAN et certains pays individuels ont des navires militaires pour protéger les bateaux dans le Golfe d'Aden. Malgré tout, les attaques ont décuplé au cours du premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008, passant de 6 à 61, selon le Bureau maritime international.

Soulignant les mérites du gouvernement somalien, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a malgré tout souligné la nécessité de développer des forces de sécurité et de police qui respectent certains principes.

Le gouvernement «doit s'assurer que ces forces soient inclusives, protègent les civils, et respectent les droits de l'Homme», a-t-il insisté, alors les ONG dénoncent régulièrement les violences des soldats et policiers.

Il a également appelé à ne pas oublier les besoins immédiats du tiers de la population -environ 3,2 millions de Somaliens- qui dépend de l'aide internationale pour survivre. «Cet effort (pour la sécurité) ne doit pas se faire aux dépens de l'assistance humanitaire».




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