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Soudan: cinq des otages chinois tués par leurs ravisseurs

Le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères,... (Photo: AFP)

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Le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères, Ali al-Sadiq

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Agence France-Presse
Khartoum

Cinq des neuf employés chinois du secteur pétrolier enlevés au Soudan le 18 octobre ont été tués par leurs ravisseurs, et deux autres blessés, a déclaré lundi le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères Ali al-Sadiq à la télévision d'État.

Selon les autorités soudanaises, les ravisseurs sont des rebelles du Darfour, membres du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), une région voisine du Kordofan.

«Les rebelles du JEM ont tué cinq des otages chinois et en ont blessé deux. Ils ont emmené les deux autres et ont pris la fuite», a indiqué M. Sadiq, sans autre précision sur les circonstances.

«Nous avons informé l'ambassade de Chine à Khartoum», a-t-il en revanche ajouté.

Aucun représentant de l'ambassade de Chine n'était joignable à ce stade.

Trois ingénieurs et six ouvriers de la compagnie publique China National Petroleum Corporation (CNPC) avaient été enlevés le 18 octobre près de la région pétrolifère controversée d'Abyei, dans la région du Kordofan-sud, dans le centre du Soudan.

Dimanche, pourtant, M. Sadiq avait déclaré que son gouvernement était optimiste quant à la libération prochaine des neuf employés chinois.

«Nous travaillons en vue de cette libération. Celle-ci va certainement avoir lieu, oui, j'en suis sûr», avait-il affirmé à la presse à l'issue d'un entretien avec l'envoyé spécial de Pékin au Darfour, M. Liu Guijin.

Il avait attribué le «retard» des efforts pour leur libération à des préoccupations pour leur sécurité et assuré que les otages «allaient bien». Il avait aussi affirmé que les autorités savaient où se trouvaient les otages, mais qu'elles refusaient de donner plus d'informations pour ne pas compromettre leur libération.

Le quotidien panarabe Asharq al-Awsat avait rapporté la semaine dernière que le responsable de l'enlèvement était le commandant du JEM pour la région du Kordofan, Abou Humaid Ahmad Dannay, qui a demandé en échange de la libération des otages le départ des compagnies pétrolières chinoises du Soudan «car elles travaillent avec le gouvernement».

Les otages avaient été emmenés à Heglig, dans l'État du Kordofan-Sud, près de la ligne séparant le nord et le sud du Soudan, dans le Bassin de Muglad, où se trouvent la majorité des réserves de pétrole du Soudan.

Le JEM a affirmé à plusieurs reprises vouloir cibler la Chine, en raison de son soutien à la politique du régime de Khartoum.

Des rebelles du Darfour, région occidentale du Soudan en guerre civile depuis 2003, se sont par le passé livrés à des enlèvements de ressortissants étrangers travaillant dans l'industrie pétrolière, mais les otages avaient été ensuite libérés sains et saufs.

La Chine, investisseur majeur et premier client du pétrole soudanais, est régulièrement accusée de fournir des armes au Soudan et de ne pas intervenir suffisamment auprès de Khartoum pour mettre fin aux violences.

Le conflit au Darfour a fait jusqu'à 300 000 morts depuis 2003, selon l'ONU, quelque 10 000 selon Khartoum.

 




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