La question était simple et directe. Le président ou le vice-président des États-Unis ont-ils demandé à Alberto Gonzales d'aller au chevet d'un John Ashcroft aux soins intensifs, le 10 mars 2004, pour lui faire signer un document sur le programme d'écoutes extra-judiciaires? Hier, à plusieurs reprises, le sénateur démocrate Chuck Schumer l'a posée à Gonzales, qui a succédé à Ashcroft à la Justice. Chaque fois, l'Attorney General a refusé de répondre, désireux de protéger ses clients principaux, George W. Bush et Dick Cheney.

Richard Hétu

Au moins, sur le clip de l'affrontement, il ne ment pas, comme il est accusé de l'avoir fait en d'autres endroits de son témoignage. Regardez ça et dites-moi ce que les États-Unis doivent faire d'Alberto Gonzales, le Fredo de Dubya? Les partisans de son impeachment ne manquent pas à gauche. À droite, des critiques ont demandé son congédiement en avril dernier. Peut-on justifier son maintien à la Justice, où il doit défendre la loi et la constitution?

(Photo Reuters)