Pour la première fois depuis des lunes, John McCain est sur la défensive. Son commentaire sur la solidité des éléments fondamentaux de l'économie américaine l'a obligé à faire marche arrière sur une des questions où il est le plus vulnérable, comme l'explique le New York Times dans cet article publié à la une. Sa promesse de mieux réguler Wall Street tranche aussi avec sa feuille de route au Sénat, où il a favorisé la déréglementation des secteurs de la finance et de l'assurance, comme le rappelle le Washington Post dans un reportage également publié en première page.

Richard Hétu

Et les conseillers économiques de McCain n'ont pas aidé la cause du candidat républicain. Après Douglas Holtz-Eakin, qui a attribué au sénateur de l'Arizona le «miracle» du BlackBerry, Carly Fiorina, ex-pdg de Hewlett Packard a également attiré l'attention hier en disant que Sarah Palin n'était pas qualifiée pour diriger une grande compagnie. Elle a par la suite amendé sa déclaration en disant que John McCain et Barack Obama n'étaient pas non plus qualifiés pour un tel poste, comme on peut le constater dans ce clip. Selon le journaliste John King, de CNN, l'entourage de McCain était «apoplectique» après les déclarations de Fiorina.

P.S. : Barack Obama a réalisé cette pub de deux minutes dans laquelle il présente son plan économique.

(Photo Reuters)