«Le fiasco français» : ce sont les mots que vient d'utiliser la chaîne de télévision américaine ABC, diffuseur des matchs de la Coupe du monde de football aux États-Unis, pour décrire la situation surréaliste qui prévaut au sein de l'équipe de France depuis sa défaite jeudi contre le Mexique (0-2). Le quotidien Le Monde publie sur son site internet ce compte rendu de la crise suscitée par les insultes qu'aurait proférées Nicolas Anelka à l'endroit du sélectionneur Raymond Domenech dans le vestiaire des Bleus. J'en cite des extraits :

Richard Hétu

Rien ne va plus au sein de l'équipe de France, qui est en train d'exploser en plein vol alors même que sa Coupe du monde n'est pas terminée. Après l'affaire Anelka et l'exclusion du joueur (lire l'article), la tension est devenue insoutenable, et la scission entre les joueurs et l'encadrement technique apparaît au grand jour. Dimanche, les Bleus ont ainsi refusé de s'entraîner afin d'exprimer leur soutien à Nicolas Anelka, dont l'expulsion du groupe avait été décidée par la FFF et le staff tricolore. Dans la foulée, Jean-Louis Valentin, directeur délégué de la FFF auprès de l'équipe de France, a annoncé qu'il démissionnait avec fracas. (...)

Après une demi-heure passée avec les joueurs dans leur bus en compagnie des 22 joueurs, le sélectionneur Raymond Domenech s'est présenté devant la presse pour lire le communiqué rédigé par les joueurs de l'équipe de France. «Tous les joueurs de l'équipe de France sans exception souhaitent affirmer leur opposition à la décision prise par la Fédération française de Football d'exclure Nicolas Anelka», indique notamment ce texte. «Nous regrettons l'incident qui s'est produit à la mi-temps du match France-Mexique, nous regrettons encore plus la divulgation d'un événement qui n'appartient qu'au groupe et inhérent à la vie d'une équipe de haut niveau», explique encore ce document signé par l'ensemble des joueurs. «À la demande du groupe, le joueur mis en cause a engagé une tentative de dialogue. Nous regrettons que sa démarche ait été volontairement ignorée.»

(Photo AFP)