Il fut un temps où les républicains misaient sur leur opposition à l'avortement et au mariage homosexuel pour mobiliser leur électorat, mettre les démocrates sur la défensive et remporter des élections chaudement disputées. Cette époque est révolue, selon cet article publié aujourd'hui à la Une du New York Times.

Publié le 16 sept. 2014
Richard Hétu

Dans au moins trois États clés - la Virginie, le Colorado et la Caroline-du-Nord -, les candidats démocrates au Sénat des États-Unis mettent à profit leur appui à la contraception, au mariage gai et au droit des femmes à l'avortement pour galvaniser leurs électeurs et déstabiliser leurs adversaires républicains.

Lors d'un débat récent en Virginie, le candidat sénatorial du Parti républicain, Ed Gillepsie, a fait cette remarque révélatrice de son inconfort après que le sénateur démocrate sortant, Mark Warner, eut critiqué ses positions sur ces questions :

«Franchement, sénateur, mes opinons religieuses ne devraient pas faire l'objet d'un débat ici.»

Selon Alex Castellanos, stratège républicain, les démocrates «ont gagné la guerre culturelle» sur ces questions qui ont longtemps servi de wedge issues aux républicains.

Mais cela ne garantit pas pour autant que les démocrates parviendront à maintenir leur majorité au Sénat à l'issue des élections de mi-mandat. Après la publication de nouveaux sondages, les chances des républicains de réaliser un gain net de six sièges au Sénat et de remporter cette majorité sont passées de 65% à 54,7% en une semaine, selon le site FiveThirthyEight de Nate Silver.

Cela ne garantit rien, mais cela aide peut-être les démocrates à réduire l'avantage des républicains.