(New York) Les cours du pétrole ont enchaîné une seconde séance de hausse marquée jeudi, stimulés par des achats d’opportunité, de bonnes nouvelles de la demande américaine et un certain scepticisme quant à l’imminence d’un accord sur le nucléaire iranien.

Mis à jour le 18 août
Agence France-Presse

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a progressé de 3,13 %, pour clôturer à 96,59 dollars.

Le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en septembre, a gagné 2,71 %, à 90,50 dollars.

« On a eu droit à une correction durant une semaine et demie et le rapport d’hier (sur les stocks américains) a été l’occasion de remettre les compteurs à zéro », a expliqué Stephen Schork, analyste et auteur du Schork Report.

Des spéculateurs qui avaient parié à la baisse sur l’or noir ont ainsi pris quelques bénéfices et d’autres opérateurs se sont réengagés, après que le baril de WTI a clôturé mardi à son plus bas niveau depuis près de sept mois, soit avant le début de l’invasion de l’Ukraine.

Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont fondu de 7,1 millions de barils la semaine dernière, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), alors que les analystes prévoyaient une légère hausse de 800 000 barils.

La demande américaine de produits pétroliers a décollé de près de 9 % sur une semaine et se situe quasiment au même niveau que l’an dernier à la même époque.

Pour Edward Moya, d’Oanda, la succession d’indicateurs macroéconomiques robustes cette semaine a également « dopé l’optimisme vis-à-vis d’une accélération de la demande de brut ».

Quant à l’offre, le marché a prêté attention aux déclaration du nouveau secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le Koweïtien Haitham Al-Ghais, selon lequel le groupe n’exclut rien pour sa réunion du 5 septembre, y compris une réduction de sa production.

Quant aux négociations sur le nucléaire iranien, « le marché avait commencé à intégrer la possibilité d’un accord, mais le manque de nouvelles informations a rendu les courtiers plus sceptiques », a relevé, dans une note, Bart Melek, de TD Securities.

L’Union européenne et les États-Unis étudient, depuis mardi, la réponse de l’Iran au document soumis par l’UE, qui fait l’objet de plusieurs réserves de la République islamique. Rien n’a filtré depuis.

« La prochaine nouvelle » relative à ces négociations « dictera la direction des prix du pétrole », selon Stephen Schork.