(New York) La volatilité est restée forte vendredi sur les marchés occidentaux, avec une nouvelle clôture en sens opposé entre Europe et États-Unis, Wall Street profitant d’un rebond technique sans se rassurer sur le fond.

Mis à jour le 28 janvier
Agence France-Presse

Le Dow Jones a terminé sur un gain de 1,65 %, l’indice NASDAQ, de 3,13 %, et l’indice élargi S&P 500 de 2,43 %, grâce à des achats à bon compte au terme de plusieurs semaines de correction.

En Europe, les indices ont comblé quelques pertes en fin de séance, mais sont restés en négatif : Paris a reculé de 0,82 %, Francfort de 1,32 %, Londres de 1,17 % et Milan de 1,18 %.

« Les fluctuations de cette semaine semblent être symptomatiques d’un marché qui a du mal à faire face aux conséquences des banques centrales qui sont plus préoccupées par la maîtrise du risque d’inflation que par le soutien de la croissance économique », explique Michael Hewson, analyste de CMC Markets UK.

Les investisseurs tentaient de discerner le rythme que pourrait adopter la Réserve fédérale américaine pour le relèvement de ses taux directeurs après la première hausse prévue en mars.

« Nous pensons qu’il va y avoir un ralentissement modéré de l’économie (américaine) et des résultats des entreprises lors des deux prochains trimestres, mais que si la Fed est trop agressive, il va s’accentuer », a avancé Eric Freedman, responsable de l’investissement pour US Bank Wealth Management.

En outre, la stagnation dans la crise ukrainienne et la poursuite de la flambée des prix de l’énergie ajoutent à la menace qui pèse sur l’activité économique.

La Fed se focalise désormais complètement sur la lutte contre l’inflation. Son baromètre favori pour la mesurer, l’indicateur PCE, a affiché une progression de 5,8 % sur un an en décembre, en ligne avec les attentes.

Nouveau triomphe d’Apple

Apple a battu de nouveaux records de ventes pendant la saison des fêtes, réalisant près de 124 milliards de dollars de chiffre d’affaires en trois mois, pour un bénéfice net de 34,6 milliards de dollars.

Plus importante capitalisation mondiale, le groupe de Cupertino (Californie) a été très recherché (+6,98 % à 170,33 dollars). En une seule séance, la firme à la pomme a gagné plus de 180 milliards de dollars de capitalisation.

Rien ne semble pouvoir arrêter le groupe de Cupertino (Californie), pas même les difficultés d’approvisionnement, qu’Apple voit se résorber dès le trimestre en cours.

Dans le sillage d’Apple, les poids lourds de Wall Street Microsoft et Alphabet ont gagné respectivement 2,81 % et 3,23 %.

Année record pour LVMH, Salvatore Ferragamo à la traîne 

Le numéro un mondial du luxe LVMH (+3,23 % à 716,40 euros) a battu ses records de ventes (64 milliards d’euros) et de bénéfice (12 milliards d’euros) en 2021, nettement au-dessus des résultats d’avant-pandémie.

La maison de luxe italienne Salvatore Ferragamo n’a pas encore retrouvé le niveau de 2019. L’action a perdu 4,27 % à 18,37 euros.

H & M bien portant, douche froide pour Henkel et Chevron

Le géant suédois du prêt-à-porter Hennes et Mauritz (H & M) a annoncé un bénéfice net annuel 2021 multiplié par neuf et supérieur aux attentes. L’action a pris 5,05 % à 187,68 couronnes suédoises.

Son compatriote, spécialiste de l’électroménager, Electrolux, a en revanche chuté de 3,48 % à 181,50 euros après une baisse plus forte qu’attendu de son bénéfice net annuel.

Les investisseurs ont aussi été déçus par les résultats du fabricant de lessive Henkel (-11,33 % à 69,80 euros) à Francfort ou de ceux des américains Caterpillar (-5,19 % à 201,16 dollars) et Chevron (-3,52 % à 130,61 dollars).

Le pétrole remonte encore

Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse vendredi, propulsant à nouveau le Brent au-dessus des 90 dollars le baril, l’escalade des tensions géopolitiques en Ukraine et en Russie laissant toujours planer un risque sur l’approvisionnement en brut.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a gagné 0,77 % à 90,03 dollars, un plus haut depuis octobre 2014 déjà atteint mercredi.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois a conclu en hausse de 0,24 % à 86,82 dollars.

Le dollar américain a atteint jeudi un sommet depuis 20 mois par rapport à l’euro (1,1121 dollar) qui reprenait un peu de vigueur (+0,04 %) à 1,1150 dollar.

Le bitcoin montait de 5,72 % à 37 878 dollars.