(New York) Les cours du pétrole sont redescendus de leurs sommets jeudi, affectés comme le reste des matières premières par la montée du dollar.

Mis à jour le 27 janvier
Agence France-Presse

Au cours d’une séance volatile, le prix de l’or noir avait atteint plus tôt un nouveau pic en sept ans, toujours galvanisé par la crise Ukraine-Russie et dépassant brièvement à nouveau la barre des 90 dollars le baril pour le Brent.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a terminé en baisse de 0,68 % à 89,34 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois a perdu 0,84 % à 86,61 dollars.

« Le dollar a donné un coup au cours du brut avec la Réserve fédérale », a résumé Phil Flynn de Price Futures Group.

La Banque centrale américaine (Fed), qui a signalé mercredi vouloir remonter ses taux dès mars, « a généré une légère pression à la vente sur le marché pétrolier, de sorte que le Brent est repassé sous la barre des 90 dollars ce matin », a expliqué Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

« En plus, nous venons d’avoir un très fort chiffre de la croissance du PIB et les courtiers commencent à penser que la Fed va devoir relever les taux d’intérêt au moins quatre fois », a ajouté l’analyste de Price Futures Group.  

Le département américain du Commerce a annoncé une croissance de l’économie américaine de 6,9 % au dernier trimestre de 2021, bien plus qu’attendu.

Dans ce contexte, le billet vert a bondi jeudi. Vers 15 h, le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert par rapport à six autres grandes devises, avançait de 0,78 % à 97,23 points, un sommet depuis début juillet 2020.  

Sur le front de la crise ukrainienne, qui a poussé les cours à la hausse, « les craintes d’une invasion imminente se sont un peu dissipées », ce qui a détendu légèrement les cours alors que Washington et Moscou doivent reprendre langue dans deux semaines.

Mais selon Phil Flynn, « même s’il y a un léger repli, la tendance est assurément à la hausse des cours ».