(Paris) Les Bourses européennes ont rebondi mardi après le trou d’air des jours précédents, tandis que Wall Street évoluait en petite hausse, satisfaite des propos du patron de la Fed.  

Mis à jour le 11 janvier
Agence France-Presse

À la Bourse de New York, après un départ en légère baisse, le Dow Jones prenait 0,08 %, le S&P 500 0,38 % et le NASDAQ 0,93 % vers 12 h 40.  

Après un net rebond en début de journée, les places européennes ont ralenti, terminant néanmoins en hausse. Paris est montée de 0,95 % et Francfort de 1,10 %, après avoir perdu plus de 1 % lundi. Londres a pris 0,62 % et Milan 0,66 %.  

Le patron de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell a confirmé, lors de son audition de confirmation devant le Sénat, le besoin de normaliser la politique monétaire.  

Il a estimé que la fin du soutien monétaire à l’économie américaine n’aurait pas d’impact négatif sur le marché de l’emploi.

Et pour l’heure, la menace de l’inflation est la plus préoccupante, selon lui, justifiant la série de hausses des taux directeurs à venir cette année.

Le patron de la Fed anticipe que l’inflation pourrait durer jusqu’au milieu de cette année, et assure que l’institution monétaire est prête à agir si elle se poursuit au-delà du premier semestre.

« Même si les mots préparent le terrain pour une première hausse des taux dans un avenir proche, les investisseurs devraient interpréter le changement de politique monétaire qui a été amorcé à la fois comme un signe de force et de confiance dans la croissance économique future », note Konstantin Oldenburger, analyste de CMC Markets.

Ce discours n’a pas bouleversé les rendements obligataires, les investisseurs anticipant déjà quatre hausses des taux directeurs de la Fed en 2022.  

Les marchés vont désormais se tourner vers la publication mercredi des chiffres de l’inflation aux États-Unis pour le mois de décembre.

Retour de la technologie, Darktrace lumineux 

Sous pression lors des dernières séances, les valeurs technologiques européennes rebondissaient à la faveur d’une stabilisation des taux obligataires.  

À Paris, Capgemini a progressé de 3,21 % et Teleperformance de 1,68 %.  

À Francfort, Infineon a gagné 2,49 %. À Londres, l’entreprise de cybersécurité Darktrace a bondi de 6,89 % à 422 pence après avoir revu à la hausse ses perspectives pour 2022.  

À New York, Amazon prenait 2,75 % et Meta, la maison-mère de Facebook, 1,34 %.

L’habillement britannique en hausse

Les titres de l’habillement ont progressé à Londres après de bonnes données sur les ventes au détail à Noël par la fédération sectorielle du commerce britannique. Next a gagné 4,52 % à 8000 pence et JD Sports Fashion 2,44 % à 218,00 pence.

Reprise des commandes pour Boeing

Boeing (+2,40 % à 214,34 dollars) a vu ses livraisons et surtout ses commandes rebondir en 2021 après deux années de disette liées à la pandémie et aux déboires de son avion-vedette, le 737 MAX, sans avoir retrouvé les niveaux d’avant ces crises.

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Les cours du pétrole grimpaient, stimulés par la confiance des investisseurs envers une demande ferme, malgré la propagation du variant Omicron de la COVID-19.

Vers 12 h 30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour échéance en mars montait de 3,22 % à 83,48 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février gagnait 1,76 % à 81,18 dollars.  

L’euro progressait face au dollar de 0,29 %, à raison d’un euro pour 1,1359 dollar. Il a atteint son plus bas niveau depuis février 2020 face à la livre britannique (à 83,24 pence), dopée par la perspective d’un resserrement de la politiquement monétaire.

Après être brièvement passé sous les 40 000 dollars lundi, le bitcoin évoluait à 42 400 dollars (+1,63 %).