(New York) La Bourse de New York a clôturé en baisse mardi, crispée par un indicateur d’inflation record et dans l’attente d’un discours plus musclé de la Banque centrale américaine (Fed) mercredi.

Mis à jour le 14 déc. 2021
Agence France-Presse

Le Dow Jones a terminé en baisse de 0,30 % à 35 544,18 points, l’indice NASDAQ, à forte composition technologique, de 1,14 % à 15 237,63 points et l’indice élargi S&P 500, de 0,75 % à 4634,09 points.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a reculé de 99,88 points pour terminer la séance avec 20 648,57 points.

Après s’être cherché une direction en début de séance, le marché a rapidement pris l’eau, marqué par l’annonce d’une hausse des prix à la production (PPI) de 9,6 % sur un an, un record depuis que le chiffre est publié sur 12 mois glissants.

L’indicateur met encore un peu plus de pression sur la Fed, qui a débuté mardi la réunion de son comité de politique monétaire, qui doit s’achever mercredi avec la publication d’un communiqué et une conférence de presse de son président Jerome Powell.

À Wall Street, « ce qui a pesé sur les indices, ce sont surtout les valeurs technologiques », a souligné Tom Cahill, de Ventura Wealth Management.

Ont ainsi été visés Microsoft (-3,26 %), l’éditeur de logiciels Adobe (-6,60 %), Alphabet (-1,18 %) ou la plateforme de gestion des relations clients Salesforce (-3,83 %).

« Des gérants font tourner leurs portefeuilles avant l’annonce de la Fed », a expliqué Tom Cahill. « Si la Fed durcit sa politique monétaire, les valeurs qui présentent des multiples élevés (prix de l’action rapporté aux bénéfices) vont avoir plus de mal. Donc (les investisseurs) se repositionnent dans cette perspective. »

Un resserrement monétaire induirait une baisse des liquidités disponibles, ce qui pourrait pénaliser ces titres dont le prix est déjà élevé.

Le marché gardait aussi en tête l’impact potentiel sur l’économie mondiale du variant Omicron du coronavirus « dans la mesure où les gens pourraient avoir à annuler des voyages ou à réduire leurs loisirs », a fait valoir Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Cibles favorites dès que la COVID-19 revient planer sur le marché, le croisiériste Carnival (-1,04 %), le groupe de casinos et d’hôtels Wynn Resorts (-1,71 %) ainsi que la compagnie aérienne American Airlines (-1,23 %) ont tous perdu plus de 1 % mardi.  

Pour Patrick O’Hare, après le beau parcours de la semaine passée, le marché en passe par « une petite consolidation ». Le marché obligataire évoluait peu, le taux des emprunts d’État américains à 10 ans se tendant légèrement à 1,44 %, contre 1,42 % la veille.

Ailleurs, le spécialiste de la sûreté alimentaire Neogen (+8,20 % à 43,41 dollars) bénéficiait de l’annonce de sa fusion avec la division du conglomérat 3 m (+0,08 % à 174,72 dollars) dédiée à cette activité, pour créer un groupe valorisé environ 9,3 milliards de dollars.

Ce métier était logé dans la branche santé de 3 m, dont les revenus ont représenté environ un quart du chiffre d’affaires du groupe en 2020.

Uber a profité (+4,28 % à 37,26 dollars) des déclarations de son directeur général Dara Khosrowshahi, qui a indiqué que la plateforme de réservation de VTC (véhicule avec chauffeur) envisageait de vendre sa participation au capital de son concurrent Didi.

Déjà mal en point après l’annonce de son prochain retrait de la cote à Wall Street, ce dernier a perdu 1,56 % et se rapproche du plus bas niveau depuis son introduction en Bourse, fin juin.

MGM Resorts a gagné 2,21 % à 41,23 dollars après l’annonce de la vente de son célèbre casino et hôtel Mirage à Las Vegas pour 1,08 milliard de dollars.

avec La Presse Canadienne