(Londres) Les prix du pétrole affichaient une petite hausse mercredi, dans le sillage du fort rebond du début de semaine alimenté par l’affaiblissement des craintes autour du variant Omicron sur la demande à venir d’or noir.  

Mis à jour le 8 déc. 2021
Agence France-Presse

Vers 5 h 30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février montait de 0,23 % à 75,61 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier grappillait 0,14 % à 72,15 dollars.

« Le pétrole reprend son souffle après deux fortes séances de hausse », constate Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor.

Les cours de référence sont remontés de près de 10 % depuis les premiers échanges lundi à la faveur d’un abaissement du risque supposé de la souche Omicron.

Le nouveau variant de la COVID-19 n’apparaît en effet pas plus dangereux que le Delta et les vaccins seraient a priori efficaces, ont déclaré à l’AFP des scientifiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Maison-Blanche.

« Les investisseurs écartent le scénario du pire », estime Mme Scholar, fait de retour de confinements synonymes de chute de la demande d’or noir, « ce qui entraîne un rebond des actifs les plus vendus » juste après l’annonce le 25 novembre de la détection d’Omicron en Afrique du Sud.

Les investisseurs sont également attentifs à l’état des stocks aux États-Unis.

L’American Petroleum Institute (API), la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier dans le pays, a fait état mardi d’une baisse des réserves commerciales de brut de 3,1 millions de barils la semaine passée.

L’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), aux estimations jugées plus fiables, publiera ses propres chiffres mercredi.

Le marché table sur une baisse, de l’ordre de 1,5 million de barils, selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg.  

« Une baisse plus importante encore pourrait soutenir davantage les prix du brut », commente Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.