(Paris) L’accélération en vue de la vaccination soutenait les marchés boursiers lundi, mais la volatilité devrait persister cette semaine face à l’inflation, autre facteur déterminant pour les investisseurs.

Mis à jour le 6 déc. 2021
Agence France-Presse

Vers 9 h 50, Paris s’arrogeait 1,23 %, Londres 1,08 % et Milan 1,32 %.

En Allemagne, où les commandes passées à l’industrie ont fortement chuté en octobre, Francfort prenait 0,72 %.

À Wall Street, l’indice Dow Jones grimpait de 0,97 %, mais le NASDAQ, où se concentrent les actions technologiques dites de croissance, se repliait de 0,93 %.

Le maire de New York Bill de Blasio a annoncé lundi que tous les employés du secteur privé seraient soumis à une obligation vaccinale contre le coronavirus à compter du 27 décembre.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a également appelé lundi la population d’Afrique du Sud à se faire vacciner rapidement face au nombre record de contaminations à la COVID-19 dues au nouveau variant Omicron.

L’optimisme relatif concernant le variant Omicron faisait monter les rendements des emprunts d’État américains. Celui à dix ans s’élevait à 1,38 % contre 1,34 % lors de la séance précédente.

La volatilité, qui s’est envolée ces derniers jours, devrait « rester élevée cette semaine avec les données majeures très attendues de la zone euro (Produit intérieur brut) et de la Chine (indice des prix à la consommation et à la production) ainsi que les discours et décisions des banquiers centraux américains, australiens et indiens », prévient cependant Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Depuis sa découverte fin novembre, le variant Omicron fait craindre pour les perspectives de croissance, mais la vague de stress récente sur les indices boursiers n’est pas uniquement imputable à la crise sanitaire, selon les observateurs de marché.

« Les investisseurs manquent toujours de visibilité sur les perspectives à court et moyen terme, notamment en raison de l’incertitude quant à un éventuel changement de cap monétaire de la part de la Réserve fédérale américaine », souligne M. Veyret.

Celle-ci devrait accélérer la normalisation de sa politique monétaire et une possible hausse des taux l’an prochain faisait pression sur les valeurs de forte croissance, en particulier dans le secteur technologique.

Les investisseurs s’appuient sur l’expérience des gouvernements, des banques centrales et sur la réactivité de la communauté scientifique pour penser que les répercussions du variant ne devraient être pas trop fortes.

La situation inquiète néanmoins, jusqu’au Fonds monétaire international (FMI) qui envisage de réviser à la baisse ses prévisions de croissance mondiale.

Jusqu’ici les vagues du coronavirus ont eu des effets inflationnistes puisqu’elles bloquent les chaînes de logistique, ce qui génère des pénuries et fait monter les prix.

Dans ce contexte, les chiffres de l’inflation aux États-Unis pour le mois de novembre seront particulièrement scrutés ce vendredi.  

Lucid visée par une enquête

Le titre du fabricant de véhicules électriques Lucid chutait de près de 15 % à 40,20 dollars dans les premiers échanges à Wall Street, après que le groupe a indiqué lundi faire l’objet d’une enquête du régulateur boursier américain, la SEC, sur les conditions de son entrée en Bourse.

Roche élabore un nouveau test

Le groupe suisse Roche prenait 1,77 % après l’annonce du lancement d’un nouveau test pour différencier le coronavirus de la grippe A et B qui permet d’obtenir un résultat en 15 à 30 minutes.

Chute du bitcoin durant le week-end

Le bitcoin, dont le cours s’est effondré de plus de 20 % en cours de journée samedi pour sombrer à un plus bas depuis fin septembre à 42 296 dollars avant de se redresser, peinait à renouer avec le seuil symbolique des 50 000 dollars.

Lundi vers 10 h, le bitcoin valait 48 200 dollars, en baisse de 2,11 % par rapport à la clôture de la veille.

Du côté du pétrole et de l’euro

Les prix du pétrole montaient nettement, soutenus par l’augmentation dimanche de ses tarifs par le géant saoudien Aramco et l’impasse des négociations sur le nucléaire iranien, maintenant toujours Téhéran hors du marché.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait 2,12 % à 71,41 dollars à Londres vers 10 h.

Le baril américain de WTI pour livraison en janvier prenait 2,14 % à 67,70 dollars.

L’euro reculait de 0,19 % à 1,1292 dollar.