(New York) Les prix du pétrole ont terminé en ordre dispersé vendredi, au lendemain d’un sommet des producteurs de l’OPEP+ et dans le sillage de la chute du marché boursier.

Mis à jour le 3 déc. 2021
Agence France-Presse

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a avancé de 0,30 % à 69,88 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier a lâché 0,36 % à 66,26 dollars.

Témoins de la forte volatilité des marchés ces derniers jours, les deux contrats grimpaient de plus de 2 % plus tôt en séance. Sur la semaine, le Brent a perdu 3,01 % et le WTI a lâché 4,14 %.

« Il y a une volatilité accrue sur le marché du pétrole, mais également sur les marchés en général, en raison des incertitudes sur le nouveau variant Omicron, sur notre position dans le cycle économique et sur le déroulement du resserrement monétaire potentiel », a résumé à l’AFP Matt Smith, responsable de l’analyse pétrole pour le fournisseur de données spécialisées dans les matières premières Kpler.

La semaine mouvementée a été marquée par un sommet jeudi des producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés via l’accord OPEP+.

Les pays de l’OPEP+ emmenés par l’Arabie saoudite et la Russie ont décidé à l’occasion de cette réunion à huis clos, tenue en visioconférence, de continuer d’augmenter leur production en janvier de 400 000 barils par jour.

« Cette décision inattendue suggère que le groupe n’est pas gêné par la récente chute des prix du pétrole », déclenchée par la menace sur la demande que fait planer le nouveau variant de COVID-19, « ni par la perspective d’une libération des réserves stratégiques de brut » par plusieurs pays consommateurs, États-Unis en tête, commente l’analyste de PVM Stephen Brennock.

Certains analystes s’attendaient au contraire à ce que le cartel mette sa politique sur pause et vise en janvier une production identique à décembre.

Les pays producteurs « ont donné confiance au marché en continuant d’accroître leur production, car ils voient toujours une solide demande, ce qui est positif », a noté Matt Smith.

L’analyste relevait toutefois que l’OPEP+ s’est gardé le droit « d’ajuster leur attitude » avant la prochaine réunion du cartel « s’il y a un impact du variant sur l’économie », a ajouté l’expert.

L’OPEP+ se réserve en effet le droit de revoir sa décision « en fonction des développements de la pandémie » d’ici à la prochaine réunion, prévue le 4 janvier, a précisé son communiqué.

Washington, qui avait appelé à plusieurs reprises le cartel à desserrer le robinet d’or noir afin de calmer la flambée des prix, s’est d’ailleurs « félicité » jeudi de la décision de poursuivre l’augmentation de la production.