(New York) Les prix du pétrole ont rebondi jeudi se stabilisant au cours d’une séance volatile, les investisseurs cherchant les bonnes affaires après que l’or noir a touché un plus bas en un mois la veille.

Agence France-Presse

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a gagné 1,19 % ou 96 cents à 81,24 dollars.

Plus tôt il avait atteint un plus bas depuis début octobre à 79,28 dollars alors que le marché craint de voir arriver une offre abondante puisée dans les réserves stratégiques des États-Unis, mais également de la Chine.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de décembre a repris 0,82 % ou 65 cents à 79,01 dollars. Plus tôt dans la séance, il a sombré jusqu’à 77,08 dollars, également au plus bas depuis début octobre.

« C’était une séance en partie menée par une chasse aux bonnes affaires après la chute de la veille et par le fait qu’il n’y a toujours pas de nouvelles solides du côté d’une éventuelle ponction des réserves stratégiques de pétrole », a indiqué James Williams, de WTRG Economics.

Alors que l’inflation monte brutalement aux États-Unis, le président Joe Biden cherche à modérer la hausse des prix du carburant, et pourrait décider de puiser dans les réserves stratégiques de brut.

« Selon des informations de presse, les États-Unis essaieraient de convaincre la Chine d’utiliser également ses réserves stratégiques pour aider les consommateurs à l’approche de Noël », indique Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Pour Phil Flynn de Price Futures Group, « en ce qui concerne la Chine libérant du pétrole de ses réserves, cela a déjà été fait et cela a eu peu d’impact ». « La dernière fois qu’ils l’ont fait, cela n’a eu qu’un effet à court terme sur les prix, puis les prix ont augmenté », juge-t-il.

Portés ces derniers mois par le rebond de la demande avec la fin des confinements liés à la pandémie de COVID-19, les prix du brut restent en hausse de 55 % pour le Brent européen et de 60 % pour le WTI américain depuis le début de l’année.

Mais la reprise de la pandémie, et les mesures de restriction qui commencent à être de nouveau mises en œuvre, participent au recul récent des cours.

Malgré la forte demande, l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés), qui avait fortement réduit sa production dans les premiers mois de la pandémie, a décidé d’ouvrir le robinet très graduellement, forçant les pays consommateurs à utiliser leurs réserves commerciales et faisant grimper les prix.