(New York) Les cours du pétrole ont nettement reculé mercredi après les données hebdomadaires sur les stocks américains et avec les signes d’une reprise des discussions avec l’Iran sur le nucléaire.

Agence France-Presse

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a perdu 2,10 %, à 84,58 dollars, par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le même mois a lâché 2,35 % à 82,66 dollars.

Les deux contrats de référence restent cependant non loin de leurs records pluriannuels battus lundi, quand le WTI a fait une incursion au-dessus de 85 dollars pour la première fois depuis octobre 2014, jusqu’à 85,41 dollars, et que le Brent a flirté avec son précédent sommet de 2018 en touchant 86,70 dollars.

Ces gains qui s’effritaient déjà après les prévisions d’augmentation des stocks américains de brut par l’American Petroleum Institute (API) mardi, se sont délités avec la publication mercredi des chiffres, jugés plus fiables, de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA).

Les stocks d’or noir ont grimpé de 4,3 millions de barils durant la semaine achevée le 22 octobre, deux fois plus que ce que les analystes attendaient, et se sont établis à 430,8 millions de barils.

« Mais si la chute des cours a commencé avec le gonflement des stocks, elle s’est accélérée avec les signes d’une reprise des négociations avec l’Iran sur le nucléaire qui pourraient signifier un retour de la production iranienne de pétrole sur le marché », a noté Andy Lipow de Lipow Oil Associate.

Suspendues depuis juin, ces négociations entre la République islamique d’un côté et l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la France et la Russie de l’autre, ont pour objectif de sauver l’accord conclu en 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire et que les États-Unis ont dénoncé unilatéralement en mai 2018.

Si les négociations venaient à aboutir, l’allègement des sanctions entraînerait le retour sur le marché d’un volume important d’or noir, aujourd’hui sous embargo.

« C’est un premier pas », a commenté M. Lipow. « Mais la route est longue et cela peut prendre encore plusieurs mois », a ajouté l’expert.