(New York) Les marchés actions occidentaux ont été tirés vers le haut mercredi par les bons résultats d’entreprises, malgré inflation et difficultés logistiques, tandis que le bitcoin a atteint un sommet historique.

Agence France-Presse

L’Europe a clôturé en territoire positif : Paris a pris 0,54 %, Milan 0,94 %, Londres 0,08 % et Francfort 0,05 %.

Wall Street a lui terminé sur une note contrastée, mais deux des trois indices ont frôlé leur record.

Le Dow Jones, a terminé en hausse de 0,43 %, à moins de 20 points de sa plus haute marque en clôture, tandis que l’indice élargi S&P 500 a achevé sa course à moins d’un point de son meilleur score, en hausse de 0,37 %. Le NASDAQ, qui restait lui sur cinq séances consécutives de hausse, s’est replié de 0,05 %.

Jusqu’ici, les résultats trimestriels des grosses entreprises se sont révélés supérieurs aux attentes et portent les marchés.  

« Ce qui rassure les marchés, c’est que les tensions inflationnistes, les pénuries et tout ce contexte défavorable ne pèsent pas pour l’instant sur les marges des entreprises », explique Daniel Larrouturou, gérant actions de Dôm Finance.

Le contexte reste en effet compliqué en raison des importantes hausses de prix qui pénalisent les consommateurs et inquiètent les chefs d’entreprises. Nombre de sociétés ont expliqué à l’occasion de leurs publications trimestrielles que l’inflation commençait à affecter leurs activités.  

« Les voix s’additionnent dans les milieux de la politique monétaire pour affirmer que l’inflation ne sera pas temporaire, mais qu’elle deviendra un compagnon permanent au cours des prochains mois », affirme Jochen Stanzl, analyste à CMC Markets.

Au Royaume-Uni, l’inflation est restée très élevée en septembre, à 3,1 % sur un an, bien qu’elle ait légèrement ralenti par rapport à août.

Au Canada, elle a atteint son plus haut niveau en 18 ans, à 4,4 % en septembre sur un an, en raison d’une hausse des coûts du transport, de l’hébergement et de la nourriture.

Les taux d’intérêt des dettes souveraines à long terme se détendaient en Europe et étaient stables aux États-Unis mercredi.

Jusqu’à la fin de la semaine, la question en Asie sera de savoir si le promoteur immobilier chinois endetté Evergrande pourra éviter le défaut de paiement.  

Ce dernier a annoncé la reprise jeudi de sa cotation en Bourse, mais a averti qu’il pourrait « ne pas pouvoir honorer ses obligations financières ».  

D’autant que le groupe a annoncé l’échec de la vente de 50,1 % du capital de l’une de ses filiales au promoteur chinois Hopson. L’affaire aurait rapporté l’équivalent de 2,2 milliards d’euros.

Le bitcoin bat son record

Le cours du bitcoin a atteint un nouveau plus haut, à près de 67 000 dollars (66 976), porté par le lancement d’un produit financier à Wall Street lié à la cryptomonnaie, étape historique pour sa démocratisation.

Vers 16 h 40, le bitcoin s’échangeait 65 850 dollars, en hausse de 2,70 % par rapport à la clôture de la veille et de plus de 450 % sur un an.  

Pinterest racheté par PayPal ?

À New York, l’action de Pinterest, qui associe réseau social et partage de photos, s’est envolée mercredi après que l’agence Bloomberg a fait état de discussions portant sur son éventuel rachat par le prestataire de services de paiement en ligne PayPal.

Le titre a pris jusqu’à 18 % en séance, entraînant une brève suspension de cotation, avant de finir en hausse de 12,77 % à 62,68 dollars. PayPal a lui abandonné 4,91 % à 258,36 dollars. Selon Bloomberg, les deux groupes auraient évoqué un prix d’acquisition de 70 dollars par action, ce qui valoriserait Pinterest à environ 44 milliards de dollars.

Le pétrole dynamique

Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont légèrement diminué pour la première fois en cinq semaines, alors que les analystes s’attendaient à ce qu’elles augmentent encore, et les stocks d’essence ont nettement reculé, ce qui faisait rebondir les cours du pétrole.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a gagné 0,86 % par rapport à la clôture de la veille, à 85,82 dollars, à Londres.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de novembre, dont c’était le dernier jour de cotation, a progressé de 1,09 %, pour finir à 83,87 dollars.

L’euro avançait de 0,12 % face au billet vert à 1,1648 dollar vers 16 h 40.