(Londres) La hausse plus importante que prévu des stocks de brut aux États-Unis plombait mercredi les cours du pétrole tandis que les cours du gaz européen et britannique retrouvaient leurs lits après une envolée.

Agence France-Presse

Vers 11 h 05, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre était en baisse de 1,61 % par rapport à la clôture de la veille, à 81,23 dollars à Londres.

À New York, le baril de WTI pour le mois de novembre abandonnait 1,72 % à 77,57 dollars.

Les deux contrats de référence avaient pourtant atteint en tout début de séance européenne 83,47 dollars et 79,78 dollars le baril, une première pour le Brent depuis octobre 2018 et pour le WTI depuis novembre 2014.

Des prises de bénéfices et l’augmentation de près d’un million de barils des stocks de brut aux États-Unis rapportée mardi par l’American Petroleum Institute (API), la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux États-Unis, ont d’abord entamé la vigueur des cours du brut.

La hausse plus prononcée encore des stocks de pétrole brut aux États-Unis annoncée à 10 h 30 par l’agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), aux estimations jugées plus fiables, a « ajouté une pression supplémentaire » sur les cours du brut, a commenté David Madden, analyste de Equiti.

Durant la semaine achevée le 1er octobre, les stocks de brut ont grimpé de 2,3 millions de barils selon l’agence alors que la médiane des analystes interrogés par Bloomberg tablait sur un million.

Les stocks de brut sont scrutés de près par le marché, la vitesse à laquelle ils se réduisent aidant à apprécier l’ampleur du déficit entre l’offre, contrainte, et la demande, solide.

Les prix de l’or noir restaient cependant à un niveau relativement élevé, soutenus par la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés lundi.

Suivant son plan de juillet, le cartel s’est contenté d’une augmentation de la production globale mensuelle de 400 000 barils par jour pour novembre alors qu’une partie des acteurs du marché en attendaient davantage.

Le marché du gaz connaissait de son côté une journée particulièrement mouvementée : le cours européen de référence, le TTF néerlandais, s’est envolé à 162 125 euros quand le prix du gaz britannique pour livraison le mois prochain a atteint 407,82 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur).

Quelques heures après ce pic de plus de 35 %, les deux contrats retrouvaient des eaux plus calmes.

S’ils cédaient même du terrain par rapport à la veille peu avant 11 h, ils restaient cependant proches du double de leurs prix d’il y a un mois.