(New York) Les prix du pétrole se sont repris, légèrement, en fin de séance jeudi, le marché tablant sur une offre moindre qu’attendu du fait des perturbations persistantes dans les installations du golfe du Mexique.

Agence France-Presse

Après s’être replié jusqu’à 74,48 dollars (-1,29 % par rapport à la clôture de la veille), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a rebondi quelques minutes avant la clôture, pour finir en hausse de 0,27 % ou 21 cents, à 75,67 dollars.

Même trajectoire pour le baril de WTI américain pour le contrat à échéance en octobre, qui avait lâché jusqu’à 1,48 % en cours de séance, mais a fini à l’équilibre parfait, à 72,61 dollars.

Pour Matt Smith, analyste de Kepler, les opérateurs ont continué de digérer la baisse, sensiblement supérieure aux attentes, des stocks de brut aux États-Unis, annoncée mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

Ce repli a été analysé comme la conséquence du redémarrage plus poussif que prévu des installations de pompage dans le Golfe du Mexique et de raffinage en Louisiane, deux régions touchées, fin août, par l’ouragan Ida.

La situation s’est nettement améliorée ces dernières heures, le Bureau de régulation de l’environnement et de la sécurité (BSEE) indiquant jeudi que quelque 71 % de la capacité de production du Golfe était en état de fonctionnement, contre 60 % seulement mardi.

Ces « inquiétudes sur l’offre », que font peser ces perturbations ont permis aux cours de rester proches de leurs plus hauts depuis plus d’un mois, a retenu Matt Smith.

Mercredi, le Brent avait ainsi atteint 76,13 dollars et le WTI 73,14 dollars, des plus hauts depuis début août.

Pour Nishant Bhushan, analyste pour le cabinet Rystad Energy, les prix devraient se détendre dans les jours à venir, à mesure que la situation s’améliore dans le golfe du Mexique, d’autant que la tempête tropicale Nicholas, brièvement classée en ouragan, « n’a pas eu d’impact majeur sur les installations » de production ou de raffinage.

« Nous sommes en haut de la courbe (de prix), avant que le rétablissement des capacités n’entraîne les cours à la baisse », a-t-il analysé dans une note, « à moins que l’offre mondiale ne soit perturbée par une autre surprise. »