(New York) Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse mercredi après l’annonce d’une baisse des stocks américains de brut plus importante que prévu, qui s’ajoutent à des prévisions de demande revues à la hausse en début de semaine.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, coté à Londres, a terminé à 75,46 dollars, en hausse de 2,52 % ou 1,86 dollar par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour le contrat à échéance en octobre s’est arrêté à 72,61 dollars, en progression de 3,05 % ou 2,15 dollars par rapport à la veille.

Peu après la publication du rapport de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) sur les stocks de brut, le WTI (West Texas Intermediate) avait atteint 73,14 dollars, un sommet plus fréquenté depuis le 2 août.

De son côté, le Brent a lui aussi profité de cette publication pour toucher un plus haut depuis le 31 juillet, à 76,13 dollars.

Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont diminué de 6,4 millions de barils (MB) durant la semaine achevée le 10 septembre, soit plus du double de ce qui avait été prévu par les analystes (-2,7 MB).

Pour Matt Smith, analyste de Kpler, cette chute imprévue s’explique par un volume d’exportations toujours soutenu alors que la production américaine était encore affectée par le passage de l’ouragan Ida dans le Golfe du Mexique.

La région assurait, en juin, un peu plus de 16 % de la production américaine d’or noir, selon les derniers chiffres de l’EIA.

Ce rapport « a vraiment été le point d’orgue d’une semaine solide », a commenté John Kilduff, de la firme de conseil en investissement Again Capital.

Mardi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait annoncé s’attendre à un fort rebond de la demande pétrolière mondiale, après trois mois de contraction durant l’été.

Lundi, même son de cloche du côté de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), qui voit la demande progresser l’an prochain de 0,9 million de barils par jour (mb/j) de plus que prévu le mois dernier.

« Sur la base des nouvelles informations » publiées cette semaine, « le marché mondial du brut a l’air positionné pour connaître un déficit (d’offre) jusqu’à la fin de l’année », selon Bart Melek, responsable de la stratégie matières premières chez TD Securities.

Pour autant, pour lui, « la plupart des éléments positifs ont été pris en compte » par le marché et le potentiel de hausse est désormais limité, à moins que « les difficultés de l’OPEP “(OPEP et ses alliés) à relever sa production dans les proportions prévues ne persistent », a-t-il expliqué dans une note.

John Kilduff prévient, lui, que si les perturbations dans la région du Golfe du Mexique ne sont pas résolues d’ici quelques jours, « il y a de la place pour monter plus haut ».