(New York) La marque américaine de lingerie Victoria’s Secret a démarré en trombe pour sa première séance à Wall Street mardi après la scission en deux entreprises indépendantes de sa maison mère L Brands.

Agence France-Presse

Son action, cotée sous le symbole VSCO, s’envolait de plus de 25 % à la mi-séance de la Bourse de New York, à 57,75 dollars l’unité. 

La nouvelle entreprise, baptisée officiellement Victoria’s Secret & Co, comprend la marque de lingerie Victoria’s Secret Lingerie, la marque plus spécifiquement destinée aux jeunes femmes PINK et les produits de beauté Victoria’s Secret Beauty.

La séparation de L Brands en deux entités séparées, l’une consacrée à la lingerie et l’autre à la chaîne de magasins Bath & Body Works, avait été annoncée en mai.

L’action de Bath & Body Works, désormais échangée sous le symbole BBWI, reculait quant à elle de 1,4 % à 63,69 dollars.

L Brands avait un temps envisagé de vendre Victoria’s Secret, bousculée ces dernières années par des concurrents proposant des collections plus modernes et promouvant ouvertement la diversité ethnique et morphologique, mais a finalement décidé de l’introduire en Bourse séparément.

La marque de lingerie tente de redorer son image, cherchant à rompre avec un modèle de femme jugé caricatural, longtemps symbolisé par son fameux défilé annuel de mannequins.

Victoria’s Secret, qui compte 1400 magasins dans le monde et environ 25 000 salariés, a renoncé à cet évènement en 2019.

Parmi ses dernières initiatives, la marque a lancé en juin un collectif de personnalités féminines devenues ses nouvelles égéries, dont l’Américaine Megan Rapinoe, double championne du monde de soccer, lesbienne et militante en faveur des droits des femmes et de la minorité LGBTQ.