(New York) Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, sur la foi de nouveaux chiffres américains qui témoignent de la robustesse de la demande, avec une offre toujours maîtrisée.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c’était le dernier jour de cotation, a terminé en hausse de 0,37 % ou 28 cents, à 76,33 dollars, à Londres.

À New York, le baril de WTI américain pour le même mois a lui gagné 0,44 % ou 33 cents à 73,95 dollars.

Sur la semaine, le Brent a gagné 3 %, tandis que le West Texas Intermediate a progressé de 2,60 %.

Après avoir légèrement baissé en début de journée, les prix de l’or noir ont accéléré, malgré l’appréciation du dollar, dont le parcours est souvent corrélé à celui du pétrole, en sens opposé.

Pour Phil Flynn, du courtier Price Futures Group, la publication d’un rapport sur la demande de produits pétroliers aux États-Unis en mai par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a apporté une nouvelle preuve du rétablissement de l’économie américaine.

L'impact de la COVID-19 presque effacé

« C’est presque comme si la COVID-19 n’était jamais arrivée », a observé le courtier, la demande ayant quasiment retrouvé ses niveaux d’avant pandémie, selon lui.

Depuis l’annonce d’un accord de l’OPEP et de ses partenaires de l’OPEP+, mi-juillet, sur une augmentation mesurée de la production, il semble qu’aucun producteur majeur n’ait cherché à tirer parti des prix élevés pour inonder le marché.

Jusqu’ici, les cours semblaient néanmoins devoir plafonner aux environs de ses plus hauts de début juillet, à 77,84 dollars pour le baril de Brent et 76,98 dollars pour celui de WTI, sur fond de doutes sur la vigueur de la reprise économique.

Mais pour Phil Flynn, le fait que certains pays jusqu’ici très touchés par le variant Delta, comme le Royaume-Uni, enregistrent une baisse de nouveaux cas a calmé une partie des craintes liées à la pandémie.

Et le fait que le président de la Banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, ait indiqué que l’institution ne s’attendait pas à ce que la propagation du variant Delta ait un impact économique majeur « semble offrir un peu de soutien au marché », selon Phil Flynn, ce qui pourrait pousser les cours à de nouveaux sommets.