(New York) La Bourse de New York a conclu vendredi sur des records, un rebond décisif après le malaise de lundi, qui permet d’afficher un nouveau gain hebdomadaire, le quatrième en cinq semaines.

Agence France-Presse

Selon des résultats définitifs, l’indice Dow Jones a gagné 0,68 %, dépassant pour la première fois en clôture le seuil des 35 000 points, à 35 061,55 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a engrangé 1,04 % à 14 836,99 points et l’indice élargi S&P 500, 1,01 % à 4411,79 points.

Après la frayeur de lundi où les indices avaient connu la pire séance de l’année à cause des craintes de l’impact économique du variant Delta, Wall Street a affiché finalement des gains hebdomadaires.

Sur la semaine, le Dow Jones est en progrès de 1,09 %, le NASDAQ de 2,84 % et le S&P 500 de 2,02 %.

« La résilience du marché s’est poursuivie après les inquiétudes […] du début de semaine où l’on pensait avoir peut-être atteint un pic de croissance économique », ont souligné les analystes de Schwab.

Pour Marris Ogg, de Tower Bridge Advisors, « les résultats d’entreprises ont tiré les cours des actions à la hausse ».  

« C’est encourageant de voir qu’on atteint de nouveaux records en plein milieu de la saison des résultats », a ajouté la gestionnaire de portefeuille.

À la veille d’une réunion monétaire de la Fed la semaine prochaine, les inquiétudes quant à la persistance de l’inflation, qui avaient aussi inquiété les marchés, se sont un peu calmées.

« De toute évidence, les bons du Trésor ne nous montrent pas que nous allons avoir de l’inflation », note Marris Ogg alors que les rendements de la dette américaine à 10 ans sont restés stables à 1,27 %.

« La plupart des entreprises semblent nous dire, à part Intel, que les goulets d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement », qui causent notamment les hausses de prix, « vont se résorber dans les quatre à cinq mois à venir », a ajouté la spécialiste.

Parmi les résultats trimestriels du jour, American Express (+1,33 %), membre du Dow Jones, a vu son chiffre d’affaires bondir de 33 % au 2e trimestre, après cinq trimestres consécutifs de baisse, grâce au regain d’achats des consommateurs.

Actions chinoises dans la tourmente

Du côté de la tech, Snap a bondi de 23,90 % à 78,02 dollars après avoir annoncé la veille une progression plus forte qu’attendu des utilisateurs quotidiens de l’application Snapchat, à 293 millions. Cette performance et celle de Twitter (+3,05 %) s’est étendue aux autres réseaux sociaux comme Pinterest (+5,78 %) et Facebook (+5,30 %), qui annoncera ses résultats la semaine prochaine.

Plusieurs actions de groupes chinois ont connu une nouvelle séance de tourmente alors que Pékin durcit son action réglementaire à l’encontre notamment des entreprises du pays cotées à l’étranger.

Le « Uber chinois », Didi a chuté de 20,98 % à 8,06 dollars alors que les régulateurs chinois envisagent de prendre des sanctions exemplaires à l’encontre de la start-up, dont une amende record.

Cela intervient après la levée de 4,4 milliards de dollars par Didi lors de son entrée fin juin à la Bourse de New York, à laquelle Pékin n’était pas favorable.

Le géant du commerce en ligne Alibaba, lui-même cible d’une amende de 2,3 milliards d’euros en avril, a perdu 3,51 % à Wall Street à 206,53 dollars.

À court terme, cette pression de Pékin pour durcir les conditions de cotation à l’étranger pour ses entreprises dans un contexte de rivalité croissante avec les États-Unis, « signifie que la Chine va faire moins affaire avec les États-Unis et vice-versa », notait Marris Ogg de Tower Bridge Advisors. « Ce n’est certainement pas un plus ».

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a quant à lui grimpé de 90,91 points pour terminer la journée avec 20 188,43 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 79,52 cents US, en baisse par rapport à celui de 79,57 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 16 cents US à 72,07 $ US le baril, pendant que celui du gaz naturel a grimpé de 6,0 cents US à 4,04 $ US le million de BTU.

Le prix de l’or a reculé de 3,60 $ US à 1801,80 $ US l’once, tandis que celui du cuivre s’est emparé de 6,2 cents US à 4,40 $ US la livre.