(New York) Les prix du pétrole ont poursuivi jeudi leur progression amorcée après la correction de lundi, soutenus par une demande de carburant toujours forte au cœur de la saison estivale.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé en hausse de 2,15 % ou 1,56 dollars, à 73,79 dollars, à Londres.

À New York, le baril de WTI pour livraison en septembre a lui achevé la séance 2,29 % ou 1,61 dollar au-dessus de son prix observé la veille en clôture, à 71,91 dollars.

Pour Bill O’Grady, responsable de la recherche marché pour la société Confluence Investment, la forte chute des cours lundi a généré une vague d’achats qui porte encore le marché.

Selon plusieurs analystes, l’or noir doit aussi son bon parcours des dernières heures aux indicateurs qui témoignent d’une demande soutenue de carburant, qu’il s’agisse d’essence pour les automobilistes américains ou de kérosène pour les avions commerciaux.

La publication mercredi des réserves commerciales de brut aux États-Unis a ainsi montré que la demande d’essence se stabilisait à un niveau élevé et « n’est plus que marginalement inférieure à son niveau d’avant-crise », a relevé, dans une note, Eugen Weinberg, responsable de la recherche sur les matières premières chez Commerzbank.

« On a encore un mois de circulation importante aux États-Unis » du fait de l’été et des congés, « avant que le facteur saisonnier ne s’amenuise », selon Bill O’Grady.

Côté aérien, les grandes compagnies américaines ont toutes fait état d’un trafic élevé et de prévisions encourageantes lors de la publication de leurs résultats ces derniers jours, ce malgré la propagation fulgurante du variant Delta du coronavirus.

Ces dirigeants tablent même sur un rétablissement des voyages d’affaires, qui ont déjà repris plus rapidement que prévu.

Autre facteur de soutien des cours du pétrole, l’impression générale que l’OPEP et ses alliés de l’OPEP+ se sont engagés, avec l’accord de production annoncé dimanche, à un maintien de la discipline qui prévaut en leur sein depuis le début de la pandémie.

Pour les analystes de TD Securities, le calendrier de relèvement de l’OPEP, jugé prudent, « ne devrait pas être suffisant pour empêcher un déficit (d’offre par rapport à la demande) dans le mois à venir, ce qui pousserait les prix à la hausse ».