(Londres) Les prix du pétrole faisaient machine arrière lundi après avoir fini la semaine précédente sur une note positive, le marché peinant à se positionner après l’échec des négociations de l’OPEP+.

Agence France-Presse

Vers 5 h 55, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 74,44 dollars à Londres, en baisse de 1,47 % par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril de WTI pour août reculait de 1,50 %, à 73,44 dollars.

« Le marché pétrolier aura probablement du mal à s’orienter dans les semaines à venir tant que les membres de l’OPEP “ne sortiront pas de l’impasse », explique Caroline Bain, analyste de Capital Economics.

Les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs dix alliés via l’accord OPEP+ n’ont pas réussi lundi dernier, après déjà plusieurs reports successifs, à s’entendre sur leurs niveaux de production à compter du mois d’août, laissant le marché circonspect.

Les meneurs de l’alliance de producteurs, l’Arabie saoudite et la Russie, avaient proposé d’ouvrir légèrement les vannes pour répondre à la demande montante alors que l’économie mondiale redémarre après la pandémie de COVID-19.

Mais les Émirats arabes unis ont demandé à revoir à la hausse leur niveau de production de base, pour pouvoir pomper encore plus, une faveur qui leur a été refusée.

Une reconduction tacite du niveau d’offre de juillet aux mois suivants, comme voulu par le ministre saoudien et chef de file du cartel Abdelaziz ben Salmane, est pourtant à même de soutenir les cours du brut.

Mais « une rupture de l’unité de l’OPEP+ pourrait aussi conduire à une course effrénée » à la production parmi les membres, prévient Jeffrey Halley, de Oanda, à l’effet strictement inverse sur les prix.