(New York) Les prix du pétrole ont chuté jeudi, plombés par un regain du billet vert après une réunion de deux jours de la Banque centrale américaine (Fed).

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a fini à 73,08 dollars à Londres, en baisse de 1,76 % ou 1,31 dollar par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril de WTI pour le mois de juillet a lâché 1,54 % ou 1,11 dollar, à 71,04 dollars.

Le Brent et le WTI avaient pourtant clôturé la veille à leur plus haut depuis respectivement avril 2019 et octobre 2018.

Les prix du pétrole reviennent de ces précédents plus hauts « en grande partie en raison d’un dollar américain légèrement plus fort », explique Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Le billet vert, qui a touché jeudi un pic en deux mois face aux principales monnaies, « devrait continuer à se renforcer dans les jours à venir, ce qui représente un vent contraire pour le pétrole et les autres matières premières », a expliqué Ricardo Evangelista, analyste d’Activtrades.

Le billet vert s’est apprécié dès mercredi à l’issue d’une réunion de la Réserve fédérale, qui a ouvert la voie à deux hausses des taux directeurs avant fin 2023 alors qu’elle n’envisageait jusqu’à présent pas de hausse avant 2024.

Une politique monétaire plus stricte rend le dollar plus attractif, ce qui pèse sur le prix des matières premières libellées en dollars.

Les cours de l’or noir s’étaient maintenus proches de l’équilibre pendant la séance européenne, aidés par la publication des données sur les stocks de brut aux États-Unis, « en forte baisse en raison de la demande croissante des raffineries américaines », avait souligné plus tôt dans la journée M. Evangelista.

Selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’Information sur l’Énergie (EIA) publié mercredi, les stocks de brut ont chuté de 7,4 millions de barils (MB) au 11 juin pour s’établir à 466,7 MB.