(New York et Toronto) Les indices NASDAQ et S&P 500 ont achevé la séance de lundi à Wall Street sur de nouveaux records, dopés par la bonne santé des grandes valeurs technologiques, dans un marché se préparant à une réunion de la Banque centrale américaine.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Le NASDAQ est monté de 0,74 % à 14 174,14 points et le S&P 500 a gagné 0,18 % à 4255,15 points.  

Les géants américains Apple (+2,46 %), Amazon (+1,11 %), Alphabet (+0,77 %), Facebook (+1,66 %) et Microsoft (+0,78 %) ont porté ces deux indices vers de nouveaux sommets.

Le Dow Jones Industrial Average a en revanche lâché 0,25 % à 34 393,75 points.

La Bourse de Toronto a profité d’un regain de vigueur en fin de séance pour surmonter les pertes affichées plus tôt et clôturer à un nouveau sommet record.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a avancé de 19,30 points pour terminer la séance à 20 157,65 points, après avoir affiché une baisse pendant la plus grande partie de la journée.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 82,36 cents US, en hausse par rapport à celui de 82,32 cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 3 cents US à 70,88 $ US le baril, pendant que celui de l’or a perdu 13,70 $ US à 1865,90 $ US l’once. Le prix du cuivre a reculé de 1,05 cent US pour terminer la séance près de 4,53 $ US la livre.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine se situait à 1,50 %, contre 1,46 % vendredi soir.

« En dépit d’une hausse des taux obligataires, le secteur bancaire a été mis en difficulté et a limité les gains des grands indices, tandis que les secteurs des technologies de l’information et des services de communication ont capitalisé sur leur dynamique récente et fini dans le vert », résument les experts de Charles Schwab.

En l’absence d’indicateurs majeurs aux États-Unis lundi, le marché a les yeux tournés vers la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), qui débute mardi et s’achève mercredi.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse, M. Powell sera sans doute interrogé sur le rythme de l’inflation et le risque d’une surchauffe de l’économie américaine.

Jeudi dernier, l’indice CPI a montré une hausse des prix de 5 % aux États-Unis en mai par rapport à l’an passé, du jamais vu en 13 ans.

Dans le même temps, la confiance des consommateurs américains s’est redressée en juin, portée par les perspectives de croissance économique et d’un fort recul du chômage, selon l’estimation préliminaire de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi.  

Pour l’heure, la Fed a clairement dit qu’elle n’envisageait ni de toucher à ses taux bas, actuellement fixés dans une fourchette de 0 % à 0,25 %, ni de ralentir son programme de rachat d’actifs.

Parmi les valeurs du jour, Novavax a reculé de 0,94 %, l’action de la biotech américaine ne profitant pas d’une annonce que son vaccin anti-COVID-19 était efficace à plus de 90 %, y compris contre les variants, après une étude réalisée sur près de 30 000 personnes aux États-Unis et au Mexique.

Tesla s’est apprécié de 1,28 %. Elon Musk, le patron du fabricant américain de véhicules électriques, a indiqué dimanche que l’entreprise accepterait de nouveau les paiements en bitcoins quand la devise virtuelle serait moins polluante.

Lordstown Motors a dégringolé de 18,84 %. La start-up américaine, qui développe une camionnette électrique, a annoncé les départs immédiats de son patron et de son directeur financier et a reconnu des déclarations « inexactes » sur des précommandes.